Après l'élection de Trump

18 décembre 2016 13:00; Act: 18.12.2016 13:00 Print

Nouvelle poussée anti-​​avortement aux États-​​Unis

Revigorés par l'arrivée prochaine à la Maison Blanche de Trump, les opposants américains à l'avortement se mobilisent, adoptant des mesures anti-IVG draconiennes.

storybild

Les «Pro life» se sentent pousser des ailes depuis l'élection de Trump. (photo: AFP)

Sur ce sujet

Dans plusieurs États du pays, cette semaine qui s'achève a donné des sueurs froides aux «Pro choice», les partisans du droit des femmes à choisir leur contraception et d'un avortement encadré par la loi. Ainsi, dans l'Ohio, le gouverneur républicain John Kasich, qui fut candidat à la primaire républicaine pour la présidentielle, a apposé mardi sa signature sur une loi interdisant l'avortement dès la vingtième semaine de grossesse.

Ce texte ne prévoit pas d'exception possible en cas de fécondation consécutive à un viol ou à un inceste. La limite de 20 semaines est un pari risqué, la Cour suprême des États-Unis ayant jugé que les États ne pouvaient interdire à une femme d'avorter tant que son foetus n'était pas viable, un seuil que les experts évaluent autour de 24 semaines.

Trump entouré de «Pro life»

Dans le Tennessee, une femme qui avait tenté de se faire avorter à 24 semaines en utilisant le crochet métallique d'un cintre a récemment été visée par des nouvelles charges criminelles renforcées. Cette affaire illustre selon les défenseurs de l'avortement la peur accrue des femmes et un retour en arrière évoquant le temps de la clandestinité.

Convaincus que le vent a tourné en leur faveur avec la victoire électorale de Donald Trump le 8 novembre, les «Pro life» se sentent en effet pousser des ailes, de leur propre aveu. Donald Trump s'est choisi un vice-président et un ministre de la Justice, Mike Pence et Jeff Sessions, qui sont tous les deux «Pro life». On s'attend d'autre part à ce que le futur ministre de la Santé, Tom Price, mène une guérilla contre le planning familial et le remboursement de la contraception par les plans de couverture santé.

(L'essentiel/AFP)