En Haïti

12 février 2019 11:24; Act: 12.02.2019 14:30 Print

«On est face à la plus grande crise depuis 2008»

Lundi, Haïti était en proie aux tensions et manifestations. La mort de deux personnes a été annoncée par la police.

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Haïti en proie à des manifestations violentes. (photo: AFP/Hector Retamal)

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La police avait fait état jeudi de la mort de deux personnes. Samedi, à Port-au-Prince, un adolescent de 14 ans a été tué par balle en marge d'un rassemblement. Une autre personne est morte dimanche à Jacmel (sud), selon les médias locaux. Les policiers ont également arrêté cinq jeunes.

Les forces de l'ordre ont fait un large usage de grenades lacrymogènes pour disperser les centaines de jeunes issus des quartiers les plus pauvres qui ont défilé. Des coups de feu ont retenti dans les rues avoisinantes, des commerces ont été pillés. Le pouvoir reste muet face aux revendications scandées lors de manifestations.

Seul le secrétaire d’État à la communication a publié une note de presse en créole via Twitter lundi matin.«Le gouvernement reconnaît le droit de toute personne à manifester et exprimer ses droits selon la loi mais piller des magasins, n'entre pas dans ce cadre», a écrit Eddy Jackson Alexis.

Si le gouvernement n'offre aucune réponse concrète aux revendications, les groupes d'opposition n'avancent aucune mesure qui permettrait d'améliorer les conditions de vie de la population. «Ce qu'on endure aujourd'hui c'est à cause du Jovenel (NDLR: Moïse, le président)», a témoigné Joseph, dont le stock de boissons a été entièrement volé.

La colère s'intensifie

Des blocages routiers ont été signalés dans plusieurs villes où des manifestations se sont déroulées lundi. Par peur, une grande majorité d'écoles, de commerces et d'administrations sont restés fermés.

Depuis la mobilisation nationale de l'opposition le 7 février, marquant les deux ans du mandat présidentiel de Jovenel Moïse, des manifestations spontanées de plus faible ampleur ont gagné les principaux centres urbains.

Elles se sont accompagnées de barricades tenues par des jeunes rançonnant toute personne se risquant à traverser, d'incendies de véhicules, de dégradations de commerces.

«Il représente un danger»

Lors de la campagne électorale, Jovenel Moïse avait promis qu'il mettrait« à manger dans toutes les assiettes et de l'argent dans les poches». Des promesses non tenues.

«Nous demandons à la police nationale d'arrêter Jovenel Moïse car il représente un danger», a déclaré lundi à l'AFP André Michel, une des principales figures de l'opposition.

«On est face à la plus grande crise depuis 2008», constate l'économiste haïtien Etzer Emile, en référence aux émeutes de la faim qui avaient à l'époque affecté le pays et l'Amérique centrale.

(L'essentiel/afp)

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