Vol MH370

28 avril 2014 08:56; Act: 28.04.2014 09:06 Print

«On ne trouvera peut-​​être jamais rien du Boeing»

Les recherches pour retrouver l'épave vont s'intensifier, a annoncé lundi le Premier ministre australien, précisant qu'il était désormais «très improbable» que des débris soient demeurés en surface.

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«Il est très improbable à ce stade que nous trouvions quelque débris de l'avion que ce soit à la surface de l'océan», a déclaré Tony Abbott au cours d'une conférence de presse à Sydney. Plus de cinquante jours après sa disparition, «la plupart des composants (de l'avion) gorgés d'eau ont dû couler», selon lui. Les recherches sous-marines vont dès lors être intensifiées et étendues, «si nécessaire à l'ensemble de la zone d'impact estimée, soit environ 700 kilomètres sur 80», a-t-il ajouté.

Le vol MH370 de la Malaysia Airlines a disparu le 8 mars avec 239 personnes à bord, dont 153 Chinois. L'avion, qui reliait Kuala Lumpur à Pékin, se serait abîmé dans le sud de l'océan Indien, mais aucune trace matérielle de l'appareil n'a encore été retrouvée, malgré une vaste opération de recherches navales et aériennes menée au large des côtes orientales de l'Australie.

400 km2 sondés sans résultat

Les avions partant de la ville de Perth vers la zone située à 1500-2000 km «opèrent à la limite» des conditions de sécurité requises, avec des rotations longues et parfois réalisées à basse altitude dans des conditions météo difficiles, a souligné le Premier ministre australien. La zone d'impact de l'appareil a été définie grâce aux satellite qui ont enregistré les derniers mouvements de l'avion, ainsi qu'à la détection d'ultrasons provenant vraisemblablement des boîtes noires avant la mort de leurs batteries.

Un robot de la forme d'une torpille, équipé d'un sonar, le Bluefin-21, a sondé 400 km2 autour de ces émissions sonores pendant plus de dix jours, sans résultat. Le robot va continuer ses recherches mais l'Australie, qui coordonne les opérations, étudie le recours à des sociétés privées pour renforcer le dispositif et abréger l'attente des familles qui désespèrent de connaître un jour le sort de leurs proches ou de récupérer leurs corps.

(L'essentiel/ afp)