Faux comptes Twitter

14 octobre 2020 07:33; Act: 14.10.2020 09:39 Print

«Oui je suis Noir et je vote pour Trump!»

Twitter a suspendu plusieurs faux comptes qui se faisaient passer pour des supporters afro-américains de Donald Trump. Certains comptaient plusieurs milliers d'abonnés.

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Twitter a suspendu plusieurs faux comptes qui se faisaient passer pour des supporters afro-américains de Donald Trump et avaient réussi à récolter plusieurs milliers d'abonnés en quelques jours. (photo: AFP)

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Twitter a suspendu plusieurs faux comptes qui se faisaient passer pour des supporters afro-américains de Donald Trump et avaient réussi à récolter plusieurs milliers d'abonnés en quelques jours. «Nos équipes travaillent sans relâche pour enquêter sur cette activité et prendre des mesures conformément aux règlements de Twitter si les tweets sont en infraction», a déclaré mardi un porte-parole du groupe basé à San Francisco.

Darren Linvill, un professeur de l'université de Clemson, spécialiste de la désinformation sur les réseaux sociaux, a publié sur Twitter des exemples de ces faux comptes. «Oui JE SUIS NOIR ET JE VOTE POUR TRUMP! Les gauchos ne vont pas aimer mais je m'en fous!!!», tweetait par exemple le profil de «Ted Katya» le 17 septembre, à grand renfort d'émojis. Ce tweet a été partagé plus de 6 000 fois et «liké» plus de 16 000.

Ils trompent les utilisateurs

La plupart de ces comptes «utilisaient des photos de vrais Américains sur leur profil. Plusieurs étaient suivis par des dizaines de milliers d'abonnés», expose M. Linvill. Twitter a suspendu les profils identifiés parce qu'ils trompent les utilisateurs sur leurs intentions et leur identité, et manipulent ainsi le débat public. L'entreprise interdit d'utiliser sa plateforme «pour amplifier artificiellement ou supprimer des informations, ou adopter un comportement qui manipule ou perturbe les expériences des personnes sur Twitter», indique une règle publiée en septembre.

Les réseaux sociaux, Facebook et Twitter en tête, sont mobilisés à l'approche de l'élection présidentielle du 3 novembre, pour montrer qu'ils ont tiré les leçons des scandales de 2016, quand des campagnes de désinformation massive avaient été menées depuis l'étranger, notamment la Russie, pour influencer les électeurs.

(L'essentiel/afp)