États-Unis

25 octobre 2021 07:56; Act: 25.10.2021 12:12 Print

Pelosi espère un accord sur les plans de Biden

La cheffe démocrate de la Chambre des représentants a estimé dimanche que les élus démocrates parviendront à un compromis au cours de la semaine.

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La cheffe démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi. (photo: AFP)

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La cheffe démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a affirmé dimanche que les élus de son parti pourraient parvenir à un compromis dans la semaine qui vient sur le contenu des vastes réformes ambitionnées par Joe Biden.

Comme la ministre de l’Économie Janet Yellen, Nancy Pelosi a aussi évoqué dimanche la possibilité que ces réformes soient en partie financées par une taxe sur les actifs détenus par les personnes les plus riches aux États-Unis. «Nous y sommes presque», a déclaré la responsable sur la chaîne CNN, répondant également «c’est ce qui est prévu», à la question de savoir si l’accord interviendrait dans la semaine. «Nous avons un accord sur 90% du projet, nous avons simplement quelques-unes des dernières décisions à prendre», a-t-elle également affirmé.

Joe Biden a reçu dimanche matin dans sa résidence du Delaware le chef démocrate du Sénat Chuck Schumer, et le sénateur Joe Manchin, l’un des élus démocrates réfractaires à certaines parties du projet de réformes sociales.

La Maison-Blanche a qualifié de «discussion fructueuse» l’entrevue avec Joe Manchin. «Ils ont continué à avancer, ils feront travailler leurs équipes sur la suite de la réunion et ont accepté de rester en contact étroit», a communiqué la Maison-Blanche.

Une «taxe sur les riches»/h3>

Pour financer le projet, «nous aurons probablement une taxe sur les riches», a indiqué dimanche Nancy Pelosi en soulignant que cette option était encore en discussions parmi les sénateurs démocrates. Elle permettrait au mieux de financer 10% du projet, a aussi indiqué la responsable.

Janet Yellen a précisé un peu plus tard sur CNN que la proposition évoquée par Nancy Pelosi était celle du sénateur Ron Wyden. Elle prévoit d’imposer chaque année les plus-values dégagées, mais pas encaissées, par les actifs liquides détenus par les milliardaires, ceux pouvant être rapidement transformés en espèces comme les actions.

«Je n’appellerais pas ça une taxe sur les riches», a souligné Janet Yellen. «Mais cela permettrait d’atteindre plus facilement les gains sur les capitaux, qui représentent une part extrêmement importante des revenus des personnes les plus riches et qui actuellement ne sont pas imposés» tant qu’ils ne sont vendus, a-t-elle ajouté.

La proposition concernerait les personnes détenant plus d’un milliard de dollars d’actifs ou dégageant plus de 100 millions de dollars de revenus sur trois ans, soit moins de 1000 contribuables américains, selon le Wall Street Journal.

De 3500 à 2000 milliards de dollars

Le président américain avait exprimé jeudi un optimisme prudent sur la possibilité d’un accord au Congrès pour faire passer son projet de réformes sociales et son plan sur les infrastructures. Les montants ont été rabotés pour tenter de rassembler toutes les franges du parti démocrate. Joe Biden a notamment mené durant la semaine des négociations intensives avec des élus réticents au cours desquelles il a consenti à diminuer drastiquement les dépenses consacrées aux mesures sociales et au climat.

Le sénateur de Virginie-Occidentale Joe Manchin et la sénatrice de l’Arizona Kyrsten Sinema, deux démocrates centristes, possèdent l’équivalent d’un droit de veto sur ces projets au regard de la majorité extrêmement fine des démocrates à la chambre haute du Congrès. Le président américain voulait au départ faire voter un programme de 3500 milliards de dollars sur 10 ans pour améliorer la prise en charge de la santé, de l’éducation et de la petite enfance. Au cours des discussions au sein de son parti, ce montant a été ramené à environ 2000 milliards.

L’autre programme de 1200 milliards de dollars porte sur des investissements pour moderniser les infrastructures.

(L'essentiel/AFP)

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