Sanctions

18 août 2019 14:58; Act: 19.08.2019 12:30 Print

Pétrolier iranien: Gibraltar dit «non» à Washington

Le gouvernement du territoire britannique de Gibraltar a rappelé que les sanctions américaines envers l'Iran ne sont pas applicables dans l'Union européenne.

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Le pétrolier iranien va pouvoir quitter Gibraltar.

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Le gouvernement du territoire britannique de Gibraltar a rejeté dimanche une demande des États-Unis de retenir le pétrolier iranien qui s'apprête à quitter ses eaux territoriales, expliquant que les sanctions américaines ne sont pas applicables dans l'Union européenne. «En vertu du droit européen, Gibraltar est dans l'impossibilité de prêter l'assistance demandée par les États-Unis», qui veulent saisir le pétrolier en application des sanctions américaines contre l'Iran, ont expliqué les autorités du «Rocher» dans un communiqué.

Gibraltar avait arraisonné le 4 juillet le pétrolier Grace 1, soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie, en application des sanctions européennes contre la Syrie. Le pétrolier a été autorisé jeudi à repartir quand Téhéran a assuré que la cargaison de 2,1 millions de barils ne serait pas livrée à la Syrie. Entre-temps, explique le communiqué, les États-Unis ont présenté plusieurs demandes pour que le pétrolier soit immobilisé, et le ministère de la Justice a émis un mandat de saisie fondé sur les sanctions américaines contre l'Iran.

«Le régime des sanctions de l'Union européenne est fondamentalement différent de celui des États-Unis», souligne le communiqué. De plus, la réglementation européenne «interdit spécifiquement d'appliquer certaines lois américaines», dont celles sur les sanctions contre l'Iran. Le pétrolier, qui naviguait sous pavillon panaméen, a été rebaptisé Adrian Darya pour la suite de son voyage et est passé sous pavillon iranien, qui flottait dimanche à sa poupe.

(L'essentiel/afp)