Fusillade de Las Vegas

03 mai 2018 13:20; Act: 03.05.2018 14:24 Print

Plongée dans l'enfer de la chambre du tireur

Sept mois après la fusillade la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis, de nouvelles images issues des bodycams de policiers ont été rendues publiques.

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Au lendemain de la tuerie de Las Vegas, le monde découvrait avec effarement les images tournées par les bodycams des premiers policiers arrivés sur les lieux. Le 1er octobre 2017, Stephen Paddock tirait en rafale sur une foule de festivaliers, depuis la fenêtre de sa chambre d'hôtel. Le bilan de la fusillade la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis s'élève aujourd'hui à 58 morts et près de 500 blessées.

Sept mois plus tard, la police américaine a rendu publiques de nouvelles images filmées au cœur du drame, rapporte ABC 7. Ces huit vidéos, réalisées avec les caméras corporelles de deux officiers, montrent la police entrer au Mandalay Bay, l'hôtel qu'occupait Stephen Paddock. Alors que le chaos règne dehors, les agents crient aux gens qu'ils croisent de se mettre à l'abri. Dans la confusion, ils commencent par chercher la chambre du tireur au mauvais étage.

Une centaine d'heures d'images

Une fois arrivés au bon endroit, les agents attendent dans la cage d'escalier, le temps de faire exploser une charge afin d'accéder à la chambre. Ils entrent ensuite dans la pièce, découvrent le tireur mort et font exploser un autre dispositif pour pouvoir pénétrer dans la seconde chambre. À noter que les vidéos ne montrent pas ce que le premier policier qui est entré dans la pièce a vu: il n'avait pas activé sa bodycam.

Ces images ne sont qu'un échantillon d'une centaine d'heures d'enregistrements réalisés par les caméras corporelles des agents présents sur les lieux. À elles seules, elles ne suffisent cependant pas à expliquer le geste de Stephen Paddock, qui s'était donné la mort environ 45 minutes avant l'arrivée de la police. Dans un premier temps, les médias n'avaient pas obtenu l'autorisation de diffuser ces images. Les forces de l'ordre craignaient en effet que les vidéos ne traumatisent davantage les rescapés de la fusillade et leur famille. Elles ont finalement été rendues publiques à la suite d'une décision de la cour suprême du Nevada.

(L'essentiel)