Syrie

20 octobre 2021 10:29; Act: 20.10.2021 10:38 Print

Plus de 20 morts après un attentat et un bombardement

Un attentat à la bombe contre un bus militaire a fait quatorze morts à Damas. Huit personnes ont perdu la vie après des frappes de l’armée syrienne, au nord-ouest du pays.

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La carcasse du bus militaire touché par un attentat, ce mercredi, à Damas. (photo: AFP)

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Au moins quatorze personnes ont été tuées mercredi dans un attentat à la bombe visant un bus militaire à Damas, la plus importante attaque du genre dans la capitale syrienne depuis des années, a rapporté l’agence de presse officielle SANA. «Vers 6h45 (5h45 au Luxembourg) ce matin, lors du passage d’un bus militaire de nuit dans la ville de Damas» près d’un pont stratégique, celui-ci «a été pris pour cible par une attaque terroriste avec deux engins explosifs qui étaient attachés au bus, entraînant la mort de quatorze personnes et faisant plusieurs blessés», a indiqué SANA, citant une source militaire.

Une équipe spécialisée de l’armée a par ailleurs «démantelé un troisième engin tombé du bus après l’explosion», a ajouté la même source, tandis que des images publiées par l’agence syrienne montraient des secouristes inspectant le bus entièrement calciné. L’attentat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat.

Au moins deux enfants tués par l'armée

Par ailleurs, huit personnes, parmi lesquelles on compte cinq civils, ont été tuées mercredi, dans des bombardements de l’armée syrienne dans la région d’Idleb, bastion jihadiste et rebelle dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté une ONG. L’armée a pilonné un quartier animé de la ville d’Ariha, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), ajoutant qu’au moins deux enfants figuraient parmi les victimes.

Les bombardements, qui ont touché la ville ravagée par la guerre au moment où des enfants se rendaient à l’école, ont également fait au moins 26 blessés, selon la même source. Un journaliste de l’AFP, sur place, a vu au moins cinq cadavres et des scènes de chaos dans les rues d’Ariha, où les premiers secours soignaient les blessés.

(L'essentiel/AFP)