Vol MH370

09 avril 2014 08:48; Act: 09.04.2014 09:16 Print

Plus que «quelques jours» avant de trouver l'épave

Les restes de l'avion de Malaysia Airlines, disparu il y a plus d'un mois, pourraient être bientôt localisés, grâce aux signaux détectés dans le sud de l'océan Indien, selon les enquêteurs.

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L'Australie, chargée de la coordination des recherches, a annoncé mercredi deux nouvelles émissions sonores captées la veille qui s'ajoutent à celles du week-end, dans la même zone, à une fréquence identique à celle des précieuses boîtes noires. «L'Ocean Shield a pu recapter des signaux à deux occasions, hier (mardi) en fin d'après-midi et plus tard dans la soirée», a indiqué le responsable des opérations, Angus Houston, à Perth (ouest de l'Australie). Le premier signal a duré cinq minutes et 32 secondes, l'autre environ 7 minutes.

Les quatre détections concordantes ont été réalisées à plus de 2 000 km au nord-ouest de Perth, sur la trajectoire estimée du Boeing 777 de Malaysia Airlines qui a disparu le 8 mars, avec 239 personnes à bord. Les navires équipés de sondes hydrophones n'avaient plus perçu de signaux dimanche et lundi et les enquêteurs craignaient que les boîtes noires du Boeing - si leur présence est confirmée à cet endroit - n'eussent cessé d'émettre après l'expiration de leurs batteries dont la durée de vie est estimée à 30 jours.

Appels à la prudence

Angus Houston a précisé que les analyses des deux premières impulsions acoustiques, datant du samedi 5, concluaient à leur compatibilité avec les fréquences émises par les enregistreurs de vol, communément appelés «boîtes noires». Les signaux, enregistrés par une sonde américaine, émettaient à la fréquence de 33,331 khz, à intervalles constants de 1,106 seconde et sont donc «compatibles» avec les caractéristiques d'un enregistreur de vol, a-t-il dit. Les experts estiment qu'ils ne pouvaient être «d'origine naturelle», émis par exemple par une baleine.

L'ancien chef des armées australiennes a renouvelé ses appels à la prudence tant que l'épave du Boeing n'était pas formellement localisée, tout en laissant entendre que les enquêteurs étaient désormais proches du but. La multiplication des signaux sous-marins doit permettre de circonscrire «une petite zone étroite» de recherches et «j'espère que dans quelques jours nous trouverons quelque chose sur le fond (de la mer) qui confirme qu'il s'agit de la destination finale du MH370», a-t-il déclaré. «Je crois que nous cherchons au bon endroit mais il nous faut encore identifier l'avion visuellement», a poursuivi Angus Houston.

Une fois définie la zone présumée d'immersion de l'épave, à 4 000 ou 5 000 m de profondeur, les enquêteurs enverront un robot sous-marin équipé d'un sonar, le Bluefin-21. Cette nouvelle phase des recherches serait imminente car les enquêteurs, confrontés à des signaux faiblissants, pensent que les batteries des boîtes noires sont sur le point d'expirer. «Je pense que nous n'en sommes plus très loin», a affirmé M. Houston. Une flotte navale et aérienne internationale sillonne le sud de l'océan Indien depuis des semaines à la recherche de débris ou des boîtes noires du Boeing. Sans résultat, jusqu'à la détection de ces signaux acoustiques. Onze avions militaires, quatre civils et 14 navires étaient déployés mercredi pour passer au crible un périmètre de 75 423 km².

(L'essentiel/AFP)