Palestine

11 février 2020 17:00; Act: 11.02.2020 17:17 Print

Pour Abbas, «ce plan de paix est un gruyère suisse»

Le président palestinien Mahmoud Abbas a rejeté ce mardi, le plan de paix israélo-américain devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

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«Qui parmi vous accepterait un tel État?» a lancé Abbas, en montrant la carte d'un État palestinien morcelé, proposé dans le plan israélo-américain. (photo: AFP/Johannes Eisele)

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Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé solennellement mardi, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, rejeter le plan de paix israélo-américain. Ce projet est un «gruyère suisse» et n'apporte pas la souveraineté au peuple palestinien.

«Nous rejetons le plan israélo-américain» qui «remet en question les droits légitimes des Palestiniens», a-t-il lancé. «Voici l'État qu'il nous donnera», a-t-il ajouté, en brandissant une grande carte de la Palestine telle qu'envisagée par les États-Unis.

«Il est comme un fromage suisse». «Nous avons rejeté ce plan car Jérusalem-Est ne ferait pas partie de la Palestine et cela suffit pour le refuser», a déclaré Mahmoud Abbas. Il ferait de la Palestine «un État fragmenté», sans contrôle aérien, sans contrôle maritime.

Pour une «paix juste»

«Qui parmi vous accepterait un tel État?», a aussi demandé le président palestinien en regardant les représentants des quinze membres du Conseil de sécurité et en évoquant une situation «d'apartheid». Soulignant plaider «en faveur d'une paix juste» pour treize millions de Palestiniens, le dirigeant a aussi égrené toutes les avancées de son peuple pour se doter d'un État, au niveau international comme national.

Cinq jours après une rencontre avec le Conseil de sécurité de Jared Kushner, gendre de Donald Trump et artisan du plan de paix américain dévoilé le 28 janvier, Mahmoud Abbas tente à son tour en venant mardi, à l'ONU, de rallier des soutiens internationaux à son rejet de l'initiative américaine.

Il a cependant dû renoncer à demander un vote d'une résolution critiquant le plan américain, faute de soutien international suffisant et d'une énorme pression mise par les États-Unis sur les pays membres du Conseil de sécurité, selon des diplomates.

(L'essentiel/afp)