Guerre en Syrie

16 septembre 2012 17:56; Act: 16.09.2012 17:58 Print

Première rencontre entre Brahani et Assad

Lakhdar Brahimi a estimé samedi que la crise s'aggravait au sortir de sa réunion avec le président syrien. Le gouvernement aurait promis son appui pour aider le travail du médiateur.

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Lakhdar Brahimi et Bachar al-Assad se sont entretenus samed (photo: Keystone/Sana / Handout)

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L'émissaire international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, s'est entretenu pendant une heure avec le président syrien Bachar al-Assad samedi. Il a insisté sur le danger que la guerre en Syrie représentait à ses yeux pour l'ensemble du monde. C'était la première rencontre du président Assad avec Lakhdar Brahimi depuis que ce dernier a remplacé Kofi Annan comme émissaire pour la Syrie il y a deux semaines. Il qualifie lui-même sa mission de «quasiment impossible».

«Nous avons discuté de la crise syrienne et je le répète, cette crise est très dangereuse», a déclaré à la presse le diplomate algérien après une entrevue au palais présidentiel à Damas. «La crise s'aggrave et représente un danger pour le peuple syrien, pour la région et pour l'ensemble du monde», a-t-il ajouté. «Je pense que le président Assad se rend compte mieux que moi de la dimension et du danger de cette crise.» Il a précisé que Bachar al-Assad et ses conseillers avaient promis de soutenir ses efforts. Et d'ajouter qu'il serait de retour prochainement dans la région après avoir eu des entretiens avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à New York.

Lakhdar Brahimi doit rencontrer les diplomates russe et chinois en poste à Damas

Bachar al-Assad a quant à lui déclaré à Lakhdar Brahimi que le succès de la mission dépendrait de sa capacité à «faire pression sur les pays qui financent et entraînent les terroristes et qui acheminent des armes en Syrie, afin de mettre fin à ces pratiques», rapporte l'agence officielle Sana.

Ces propos interviennent alors que le pape Benoît XVI, qui effectue une visite de trois jours au Liban voisin, a plaidé lui aussi pour l'arrêt des livraisons d'armes en Syrie, qu'il a qualifiées de «grave péché». Arrivé jeudi à Damas, M. Brahimi a eu des contacts vendredi avec des membres du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND, opposition tolérée de l'intérieur). Il doit encore rencontrer les diplomates russe et chinois en poste à Damas.

(L'essentiel Online/ats)