Europe

14 mars 2011 19:04; Act: 15.03.2011 23:04 Print

Premières mesures face au nucléaire

Le très grave accident nucléaire au Japon a ravivé les inquiétudes en Europe sur ce mode de production d'énergie, poussant certains pays à geler des projets dans ce secteur.

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«Énergie nucléaire? Non merci!» sous la pression d'une opinion très inquiète, la chancelière allemande Angela Merkel a annoncé un moratoire qui pourrait entraîner la fermeture directe des centrales de Biblis A et Neckarwestheim. (photo: AFP)

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D'ores et déjà, la chancelière allemande Angela Merkel, sous la pression d'une opinion très inquiète, a annoncé lundi une suspension de trois mois de la décision sur l'allongement de la durée de vie des réacteurs nucléaires du pays, élément majeur du programme de sa coalition conservateurs-libéraux. Le Parlement avait décidé à l'automne l'allongement de 12 ans en moyenne de la durée de vie des 17 centrales nucléaires du pays, alors qu'elles auraient dû s'arrêter vers 2020. Tous ces dossiers vont être réétudiés un à un durant le moratoire. Dans le même temps le Japon a officiellement demandé l'aide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et des Etats-Unis.

Suspensions en Suisse et revendications autrichiennes

La Suisse a annoncé de son côté la suspension de ses projets de renouvellement de centrales nucléaires, en l'attente d'éventuelles «normes (de sécurité) plus strictes».

Malgré tout, le ministre autrichien de l'Environnement Nikolaus Berlakovitch, dont le pays a rejeté l'atome en 1978, a réclamé des «tests de résistance pour les centrales nucléaires» de toute l'Europe, qui compte au total 143 réacteurs.

«Sont-elles résistantes aux tremblements de terre? Comment fonctionnent leurs systèmes de refroidissement des réacteurs?», s'est-il inquiété.

L'Italie s'inquiète, La Pologne persiste

«La catastrophe au Japon suscite beaucoup d'inquiétude en Italie», a souligné à Bruxelles la ministre italienne Stefania Prestigiacomo. L'Italie a abandonné le nucléaire en 1987. Or elle «veut entrer dans le système nucléaire européen», a précisé Mme Prestigiacomo.

Son homologue polonais Janusz Zaleski a abondé dans ce sens. «La Pologne est en train de travailler à son projet nucléaire et les événements au Japon vont provoquer une discussion», a-t-il souligné.

La France reste sereine

Mme Kosciusko-Morizet a dans le même temps refusé de «tomber dans l'emballement», faisant valoir que l'accident au Japon était le résultat d'une situation extrême, avec un énorme tremblement de terre, doublé d'un tsunami gigantesque. «Nous comprenons les angoisses et nous (les ministres européens) devront tirer toutes les conséquences de cet accident, notamment déterminer si l'énergie nucléaire est ou n'est pas une énergie maîtrisable», a souligné de son côté Nathalie Kosciusko-Morizet. La France compte le parc nucléaire le plus important de l'UE avec 19 centrales et 58 réacteurs.

Réunion des ministres européens de l'Énergie

La Commission européenne a convoqué pour mardi à Bruxelles une réunion des ministres de l'Energie de l'UE, des autorités nationales de sûreté nucléaire et des industriels du secteur pour tirer les premières leçons de la situation au Japon et envisager des mesures.

La Commissaire en charge du Climat Connie Hedegaard s'est toutefois montrée réaliste. «L'énergie nucléaire est une réalité et ce sera le cas pendant un certain temps», a-t-elle souligné.

L'essentiel Online / (AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Philippe le 15.03.2011 07:45 Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi attendre une catastrophe majeure pour enfin ce poser les bonnes questions ? Mais comme le maitre mot est le fric que faut attendre de nos décideurs. J'ai bien peur pour l'avenir de nos enfants et petits enfants.

  • Luc le 15.03.2011 18:26 Report dénoncer ce commentaire

    Enfin la mère Merkel a pris une décision de vaut de l'or, c'est-à-dire de fermer momentanément 7 centrales nucléares, à savoir les plus vieilles. Mais ceci ne résolu pas le problème général en Europe avec des centaines d'autres qui continuent à produire de l'électricité dans nombreux pays européens. Il est temps de réfléchir à l'énergie vraiment propre et renouvelable ...

Les derniers commentaires

  • Luc le 15.03.2011 18:26 Report dénoncer ce commentaire

    Enfin la mère Merkel a pris une décision de vaut de l'or, c'est-à-dire de fermer momentanément 7 centrales nucléares, à savoir les plus vieilles. Mais ceci ne résolu pas le problème général en Europe avec des centaines d'autres qui continuent à produire de l'électricité dans nombreux pays européens. Il est temps de réfléchir à l'énergie vraiment propre et renouvelable ...

  • Philippe le 15.03.2011 07:45 Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi attendre une catastrophe majeure pour enfin ce poser les bonnes questions ? Mais comme le maitre mot est le fric que faut attendre de nos décideurs. J'ai bien peur pour l'avenir de nos enfants et petits enfants.

    • Crazy Dog le 15.03.2011 10:50 Report dénoncer ce commentaire

      Vous avez entièrment raison.D'un côté le fric,mais de l'autre aussi beaucoup de gens ignorants qui croient que le nucléaire est propre.Vous avez peur pour les enfants et les petits enfants,moi aussi,mais pour les enfants seulement car je crains fort que des petits enfants...il n'y en aura plus.Bonne journée quand même,aussi longtemps que l'on peut encore le dire