États-Unis

23 juin 2018 12:28; Act: 23.06.2018 12:32 Print

Qu'est devenue la petite migrante en pleurs?

La photo de cette petite fille, symbole de la politique migratoire de Donald Trump, a fait le tour du monde. Le Honduras confirme que l'enfant n'a pas été séparée de sa mère.

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La photo a été prise lors d'un contrôle de police à la frontière mexicaine.

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Le gouvernement du Honduras a assuré vendredi que Yanela Varela, la fillette en Une du Time en larmes face à Donald Trump, n'avait pas été séparée de sa famille, comme la photo le laissait entendre. «La fillette, qui va avoir deux ans, n'a pas été séparée» de ses parents, a déclaré à l'AFP la responsable de la Direction de protection des migrants au ministère des Affaires étrangères du Honduras, Lisa Medrano.

La Une du Time, révélée jeudi, montre Donald Trump dominant une fillette en larmes, dont la photo a largement contribué à alerter l'opinion, avec le simple titre: «Bienvenue en Amérique». Le magazine a édité la photo de la petite fille pour la montrer seule, sur un fond rouge, et l'image a été largement reprise sur les réseaux sociaux par les opposants à Trump pour dénoncer sa politique, depuis abandonnée, de séparer les familles d'immigrants clandestins.

Avec sa maman

Le père de la fillette, Denis Varela, a également confirmé au Washington Post que sa femme Sandra Sanchez, 32 ans, n'avait pas été séparée de Yanela et que les deux sont actuellement retenues dans un centre pour migrants dans la ville de McAllen, au Texas.

Attaqué pour sa couverture, qui a été largement jugée trompeuse, y compris par la Maison Blanche, Time a déclaré qu'il maintenait sa décision de la publier. «La photographie du 12 juin de la petite Hondurienne de 2 ans est devenue le symbole le plus visible du débat sur l'immigration actuellement en cours aux États-Unis et il y a une raison pour cela», a affirmé dans un communiqué aux médias américains le rédacteur en chef de Time, Edward Felsenthal.

«Dans le cadre de la politique appliquée par l'administration, avant son revirement de cette semaine, ceux qui traversaient la frontière illégalement étaient l'objet de poursuites criminelles, qui entraînaient à leur tour la séparation des enfants et des parents. Notre couverture et notre reportage saisissent les enjeux de ce moment», argumente M. Felsenthal dans son communiqué.

Entre le 5 mai et le 9 juin, plus de 2 300 mineurs ont été séparés de leurs parents, en vertu de la politique de «tolérance zéro» du président américain, provoquant un vif émoi et poussant Donald Trump à signer mercredi, dans un revirement fracassement, un décret mettant fin à ces séparations.

(L'essentiel/afp)