Au Népal

04 décembre 2021 12:43; Act: 04.12.2021 12:45 Print

Retrouvée aux États-​​Unis, une statue volée revient

La stèle hindoue avait été volée il y a 37 ans dans un temple de Katmandou.

storybild

La sculpture a été restituée au Népal en mars. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Une stèle hindoue datant d’entre le XIIe et le XVe siècles, récemment retrouvée dans un musée aux États-Unis, a été réinstallée samedi dans le temple de Katmandou où elle avait été volée 37 ans plus tôt. Dérobée en 1984, cette stèle de pierre représentant les divinités hindoues Lakshmi et Narayan a été restituée au Népal en mars par le FBI et le Dallas Art Museum, qui la louait à un collectionneur depuis 1990. Une enquête de plusieurs mois menée par des experts népalais et américains et par les autorités des deux pays avait permis de découvrir son origine frauduleuse.

Samedi, la sculpture a été reconduite vers son temple sur un palanquin et reposée sur son socle d’origine, au son des chants religieux et de la musique traditionnelle. Une réplique que les habitants vénéraient depuis la disparition de l’original a été remisée sur le côté. «Nous sommes très contents. Nos efforts des trois ou quatre dernières années ont été couronnés de succès, tout le monde se réjouit», s’est félicité Dilendra Raj Shrestha, responsable de la Campagne pour la récupération du patrimoine du Népal. La stèle sera désormais protégée par des capteurs laser et des caméras vidéo, a-t-il indiqué.

«Nous assistons au début d’une tendance, qui consiste à rapatrier les dieux du Népal depuis les États-Unis, l’Europe et les autres pays où ils ont atterri», s’est réjoui l’ambassadeur américain à Katmandou, Randy Berry. «J’espère qu’il s’agit de la première célébration d’une longue série».

Pillage

Au Népal, les temples et sites patrimoniaux hindous et bouddhistes rythment la vie quotidienne. Mais nombre d’entre eux ont été pillés de leurs trésors séculaires, parfois avec l’aide de responsables locaux corrompus, pour alimenter les marchés de l’art occidentaux après l’ouverture du pays au monde extérieur dans les années 1950.

«Je crois qu’il y a un changement au niveau mondial. De nombreux pays réclament la restitution de leurs œuvres. Et légalement le Népal est dans une très bonne position parce que les exportations n’ont jamais été autorisées», a expliqué la professeur Erin L. Thompson, experte en criminalité artistique, dont un tweet mettant en doute l’origine de la stèle avait déclenché l’enquête. Le rapatriement du patrimoine est devenu un sujet épineux pour les musées du monde entier. Le Népal a obtenu cette année le retour de six œuvres volées, et cherche à en récupérer d’autres en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.