États-Unis

20 septembre 2019 07:10; Act: 20.09.2019 10:47 Print

Sa méthode pour endormir son bébé a fini par le tuer

Une Américaine de 33 ans a été interpellée après le décès de sa fille âgée d'un an. Elle frottait ses gencives avec des résidus d'héroïne pour l'aider à s'endormir.

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Kimberly Nelligan, 33 ans, a été arrêtée mardi dans le Maine, près d'un an après le décès de son bébé. L'Américaine est accusée d'avoir provoqué la mort de l'enfant en lui administrant régulièrement des petites doses de drogue. Selon le «Bangor Daily News», la trentenaire a frotté les gencives de sa fille avec des résidus d'héroïne environ 15 fois en l'espace de deux mois. L'Américaine pensait que cette technique aiderait son bébé à s'endormir. La petite est décédée le 18 octobre 2018.

Le bureau du médecin légiste a fait savoir que l'enfant avait succombé à une intoxication aiguë au fentanyl, un opiacé dont le potentiel analgésique vaut environ 100 fois celui de la morphine. Cette substance est souvent mélangée à de l'héroïne pour accentuer l'effet euphorique. Dans un premier temps, Nelligan a nié les faits. Elle a fini par avouer avoir donné de la drogue à sa fille à raison d'une fois par semaine sur deux mois.

Une méthode «courante»

Le mari de la trentenaire a raconté à la police avoir assisté à cette scène à une quinzaine de reprises. Pour le rassurer, Nelligan lui aurait alors expliqué que cette méthode était courante et qu'elle l'avait déjà appliquée sur ses deux autres enfants quand ils étaient plus jeunes. «Tu sais que je n'ai pas fait intentionnellement du mal à notre fille», aurait-elle dit à son époux après le drame.

Libérée sous caution, l'Américaine a plaidé non coupable de mise en danger d'un enfant et de possession de drogue. L'enquête n'était pas encore bouclée, la trentenaire risque de devoir faire face à d'autres charges, notamment de meurtre. Elle n'a pas le droit d'entrer en contact avec des enfants sans surveillance et a l'interdiction d'approcher le père de la victime. Le procureur général a d'ailleurs refusé de préciser si celui-ci risquait une mise en examen. L'accusée doit se présenter au tribunal le 12 novembre.

(L'essentiel/joc)