Moyen-Orient

25 octobre 2019 11:13; Act: 25.10.2019 11:32 Print

Syrie: renforts US sur les champs pétroliers

Pendant que les Russes patrouillent dans le nord-est de la Syrie, Washington a annoncé, jeudi, des renforts militaires pour protéger les champs de pétrole.

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Pendant que les Russes patrouillent dans le nord-est de la Syrie, Washington a annoncé, jeudi, des renforts militaires pour protéger les champs de pétrole. (photo: AFP/Delil Souleiman)

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Les États-Unis ont annoncé jeudi l'envoi de renforts militaires pour protéger les champs pétroliers de l'est syrien, après leur retrait de zones frontalières avec la Turquie, qui avait laissé le champ libre à l'opération militaire d'Ankara contre les forces kurdes, aujourd'hui forcées de quitter des positions qu'elles tenaient depuis des années. «Les États-Unis sont déterminés à renforcer leurs positions, en coopération avec nos partenaires des FDS, avec des renforts militaires», a indiqué un responsable militaire, sans préciser l'ampleur du dispositif prévu.

Malgré le retrait américain du nord, les Forces démocratiques syriennes (FDS) - la coalition arabo-kurde sur laquelle Washington s'est appuyée dans la lutte contre le groupe État islamique (EI) - coopèrent encore avec les États-Unis dans la province de Deir Ezzor (est), non loin de la frontière irakienne, où se trouvent les plus grands champs pétroliers du pays. Quelque 200 soldats américains y sont encore postés.

Patrouilles russes

«L'objectif est d'empêcher ces champs pétroliers de tomber entre les mains de l'EI ou d'autres groupes déstabilisateurs», a ajouté ce responsable ayant requis l'anonymat. «Nous devons interdire à l'EI cette source de revenus pour prévenir toute résurgence» du groupe djihadiste. Le président américain Donald Trump avait dit mercredi qu'un «petit nombre de soldats» américains resterait en Syrie, «dans les zones où il y a du pétrole». Il a précisé que le chef des FDS, Mazloum Abdi, l'avait remercié et s'était montré «extrêmement reconnaissant».

Les forces kurdes, dont les rêves d'autonomie ont été anéantis, ont quitté jeudi des positions tenues de longue date près de la frontière turque. L'armée russe continuait de son côté les patrouilles, en vertu d'un accord russo-turc conclu mardi, qui prévoit un retrait kurde et un contrôle commun d'une large partie de la frontière turco-syrienne.

Déjà actives dans la ville de Kobané, des forces russes ont été vues par un photographe de l'AFP quitter Qamichli, plusieurs centaines de km plus à l'est, pour entamer des patrouilles dans cette zone. Selon Moscou, une patrouille de la police militaire russe a eu lieu sur «un nouvel itinéraire» de plus de 60 km.

(L'essentiel/nxp/afp)