Nucléaire iranien

22 janvier 2021 21:35; Act: 22.01.2021 21:37 Print

Téhéran rappelle à Biden ses exigences

Les autorités iraniennes se disent prêtes à respecter l’accord sur le nucléaire, si les actes du nouveau locataire de la Maison-Blanche démontrent qu’il est «un partenaire fiable pour un effort collectif».

storybild

Pour l’Iran, «le nouveau gouvernement à Washington est face à un choix fondamental. Il peut reprendre à son compte la politique faillie du gouvernement Trump choisir une meilleure voie». (photo: Anadolu Agency via AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

L’Iran a rappelé vendredi ses exigences au nouveau président américain Joe Biden en vue d’un sauvetage de l’accord sur le nucléaire iranien : une levée «sans conditions» des sanctions, et que Washington renonce à vouloir «arracher des concessions». A peine deux jours après l’entrée en fonction de Joe Biden, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif publie une tribune dans la revue diplomatique américaine Foreign Affairs sur la façon dont il convient à ses yeux de sauver ce pacte qui menace de voler en éclats depuis que l’ex-président Donald Trump en a sorti les Etats-Unis en 2018.

Mohammad Javad Zarif prévient néanmoins que le chemin sera ardu et que le temps est compté. «Le nouveau gouvernement à Washington est face à un choix fondamental. Il peut reprendre à son compte la politique faillie du gouvernement Trump (ou) Biden peut choisir une meilleure voie en mettant un terme à la politique de ‹pression maximale› de Trump, qui a échoué, et revenir à l’accord que son prédécesseur a abandonné», écrit-il.

«Respect complet des engagements»

Dans ce cas, «l’Iran reviendra de même au respect complet de (ses) engagements», ajoute-t-il. Mais «si Washington insiste au contraire pour arracher des concessions, cette occasion sera perdue». En 2015, la République islamique d’Iran et le Groupe des Six (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) ont conclu à Vienne un Plan d’action global commun (PAGC) censé régler la question nucléaire iranienne après douze années de tensions.

Ce pacte offre à l’Iran un allègement des sanctions internationales le visant en échange d’une limitation drastique de son programme nucléaire et de garanties prouvant qu’il ne cherche pas à acquérir la bombe atomique. L’Iran dément depuis toujours vouloir fabriquer une telle bombe.

«Effort collectif»

L’accord de Vienne menace néanmoins de voler en éclats après le retrait des Etats-Unis et le rétablissement du même coup des sanctions américaines que le pacte avait permis de lever. Le retour des sanctions a plongé l’Iran dans une profonde récession. En riposte, Téhéran s’est affranchie depuis 2019 de la plupart de ses engagements clés pris à Vienne.

Jugeant que la politique iranienne de son prédécesseur était un échec, Joe Biden a fait part de son intention de ramener les Etats-Unis dans le giron de l’accord de Vienne. Mais il a conditionné cela à un retour préalable de l’Iran au respect strict de ses engagements. Or Téhéran demande avant toute chose la levée des sanctions et le respect par Washington de toutes ses obligations.

«Un effort collectif»

«Le nouveau gouvernement américain peut encore sauver l’accord mais seulement s’il peut agréger à Washington une véritable volonté politique permettant de montrer que les Etats-Unis sont prêts à être un partenaire fiable pour un effort collectif», écrit Mohammad Javad Zarif.

«Le gouvernement (Biden) doit commencer par supprimer sans conditions toutes les sanctions imposées (à l’Iran) depuis l’arrivée au pouvoir de Trump», ajoute-t-il. «En retour, l’Iran annulera toutes les mesures correctives qu’il a prises dans le sillage du retrait (des Etats-Unis) de l’accord». Mohammad Javad Zarif répète ainsi la position de l’Iran selon laquelle ce pays est prêt à revenir au respect plein et entier de ses engagements si les sanctions sont levées et qu’il peut jouir des bénéfices économiques qu’il escompte du PAGC.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Big Man le 23.01.2021 13:55 Report dénoncer ce commentaire

    Faut envoyer de l'argent a Hunter avant de faire des exigences.

  • Eschois le 22.01.2021 22:18 Report dénoncer ce commentaire

    Un Etat terroriste dirigé par des extrémistes religieux qui oppriment son peuple ont des "exigences" à faire aux USA, première puissance mondiale? Et après avoir saccagé leur ambassade (qui n'a d'ailleurs jamais rouvert) en 1979? Non, mais on croit rêver !

  • Oui mais... le 23.01.2021 16:06 Report dénoncer ce commentaire

    L’Iran a eu ces dernières années une attitude bien moins belliqueuse que les USA. Qui des deux a rompu l’accord et fait pression sur le plan international ?

Les derniers commentaires

  • Oui mais... le 23.01.2021 16:06 Report dénoncer ce commentaire

    L’Iran a eu ces dernières années une attitude bien moins belliqueuse que les USA. Qui des deux a rompu l’accord et fait pression sur le plan international ?

  • Big Man le 23.01.2021 13:55 Report dénoncer ce commentaire

    Faut envoyer de l'argent a Hunter avant de faire des exigences.

  • DOUDOU le 23.01.2021 10:19 Report dénoncer ce commentaire

    L'Iran se procure la bombe atomique.....et ne croyez pas qu'il ne va pas s'en servir.....

  • The Finn le 23.01.2021 08:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Lol! C'est maintenant l'Iran qui parle de fiabilité ?

  • Eschois le 22.01.2021 22:18 Report dénoncer ce commentaire

    Un Etat terroriste dirigé par des extrémistes religieux qui oppriment son peuple ont des "exigences" à faire aux USA, première puissance mondiale? Et après avoir saccagé leur ambassade (qui n'a d'ailleurs jamais rouvert) en 1979? Non, mais on croit rêver !