Nouveau président

20 avril 2018 08:42; Act: 20.04.2018 12:06 Print

Transition à Cuba: «Cela s'appelle une dictature»

Miguel Diaz-Canel, qui a pris la relève de Raul Castro, vendredi, comme président de Cuba, ne convainc pas les États-Unis, qui n'ont pas tardé à se déclarer «déçus».

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La transition en cours à Cuba, avec l'accession jeudi à la présidence de l'île communiste de Miguel Diaz-Canel, 58 ans, en remplacement de l'octogénaire Raul Castro, est «illégitime», a jugé le secrétaire-général de l'Organisation des États américains (OEA), qualifiant le régime cubain de «dictature». «La victoire de la dictature sur la liberté ne s'appelle pas révolution. La succession présidentielle à laquelle nous avons assisté à Cuba est une tentative de maintien d'un régime autocratique dynastique et familial. Cela s'appelle une dictature», a estimé Luis Almagro, dans un communiqué paru sous le titre: «Cuba, une transition illégitime».

L'élection de M. Diaz-Canel par l'Assemblée nationale «s'est déroulée sans la libre expression du peuple cubain», ajoute le communiqué. Son arrivée au pouvoir «signifie des décennies de manque de démocratie et de violations des droits de l'homme et des libertés fondamentales», écrit le secrétaire général de l'OEA. «En 2018, un régime qui emprisonne et fait taire des opposants et des dissidents (...) ne peut être assimilé à un système dont la pratique politique est acceptable», fait valoir le secrétaire général de l'OEA pour qui «les actions du régime (NDLR: cubain) ont été extrêmement négatives pour la stabilité et la sécurité régionales».

«Nous sommes déçus par le fait que le gouvernement cubain a choisi de réduire au silence les voix indépendantes et de maintenir son monopole répressif du pouvoir, plutôt que de permettre à son peuple d'avoir un choix véritable à travers des élections libres, justes et disputées», a de son côté indiqué Heather Nauert, porte-parole du département d'État. «Le nouveau président cubain devrait prendre des mesures concrètes pour améliorer la vie du peuple cubain, respecter les droits de l'homme, mettre fin à la répression et permettre de plus grandes libertés politique et économique», a-t-elle poursuivi.

(L'essentiel/afp)