Conflit Israël/Palestine

28 janvier 2020 19:08; Act: 29.01.2020 15:24 Print

Trump a présenté son plan de paix à deux États

Les grandes lignes du plan de paix de Donald Trump pour le Proche-Orient ont été présentées mardi soir. Le président américain imagine une solution à deux États.

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Donald Trump était aux côtés de Benyamin Netanyahu pour la présentation du plan. (photo: AFP/Mandel Ngan)

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Le président américain Donald Trump a dévoilé mardi son plan de paix pour le Proche-Orient fondé sur une solution à «deux États». «Ma vision présente une solution réaliste à deux États», a lancé M. Trump, en donnant des garanties inédites à Benjamin Netanyahu, qui a salué «une journée historique». Affichant son optimisme sur le devenir de ce projet de 80 pages, le locataire de la Maison-Blanche a estimé qu'il pouvait permettre de faire «un grand pas vers la paix». Selon la Maison Blanche, le projet propose un État palestinien «démilitarisé».

Le futur État palestinien ne verrait le jour que sous plusieurs conditions, dont «le rejet clair du terrorisme», a immédiatement souligné le milliardaire républicain. Jérusalem restera «la capitale indivisible d'Israël», a-t-il par ailleurs assuré, restant évasif sur les moyens de concilier cette promesse, avec la proposition qu'il a reprise à son compte de créer une capitale de l'État palestinien à Jérusalem-Est. Martelant sa conviction que les Palestiniens méritaient «une vie meilleur», M. Trump leur a aussi lancé une mise en garde. Il a annoncé avoir envoyé une lettre au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, l'exhortant à saisir «une chance historique», et peut-être «la dernière», d'obtenir un État indépendant.

«Je lui ai expliqué que le territoire prévu pour son nouvel État resterait ouvert et sans développement» de colonies israéliennes «pendant une période de quatre ans», a-t-il précisé. L'ancien homme d'affaires de New York, qui se targue d'être un négociateur hors pair, avait confié au printemps 2017 à son gendre et conseiller, Jared Kushner, novice en politique, l'épineuse tâche de concocter une proposition susceptible d'aboutir à «l'accord ultime» entre Israéliens et Palestiniens. L'objectif: réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué.

Des réactions

Benjamin Netanyahu a choisi d'apparaître devant les caméras, et le Premier ministre israélien, qui se rendra dès mercredi, à Moscou, pour informer le président russe Vladimir Poutine des détails du plan, n'a pas dissimulé son enthousiasme. «Monsieur le président, votre accord du siècle est la chance du siècle», a-t-il lancé depuis la Maison-Blanche. Le Premier ministre israélien a souligné que le plan octroierait à Israël la souveraineté sur la vallée du Jourdain, vaste zone stratégique de la Cisjordanie occupée où l'armée israélienne vient de renforcer sa présence.

Selon de hauts responsables palestiniens, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a refusé au cours des derniers mois les offres de dialogue du président américain et juge son plan «déjà mort». Et le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a appelé par avance la communauté internationale à boycotter le projet, contraire selon lui au droit international. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le Hamas, groupe terroriste palestinien, a rapidement rejeté le texte. De son côté, le gouvernement britannique a estimé que le plan «pourrait constituer une avancée positive».

(L'essentiel/afp)