États-Unis

01 octobre 2020 08:26; Act: 01.10.2020 09:38 Print

Trump critiqué pour ses propos sur l'extrême droite

Taxé de «honte nationale», le président tente de faire machine arrière, après avoir refusé de condamner les groupes de suprémacistes blancs lors du débat face à Joe Biden.

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Donald Trump a tenté mercredi de désamorcer la polémique après ses propos ambigus sur les milices d’extrême droite, tandis que son rival Joe Biden dénonçait une «honte nationale», au lendemain d’un premier débat présidentiel particulièrement abrasif. Face au tollé, y compris au sein de son parti, le président républicain a appelé mercredi ces groupes de suprémacistes blancs à «laisser la police faire son travail».

Donald Trump est sous le feu de vives critiques pour sa réponse trouble, mardi soir, lorsque le modérateur du débat lui a demandé s’il était prêt à condamner les suprémacistes blancs. «OK Proud Boys, reculez et tenez-vous prêts», a simplement répondu le milliardaire.

Visiblement ravi, le groupe paramilitaire, fondé en 2016 et lié à plusieurs épisodes de violences contre des manifestants antiracistes, a immédiatement adopté le slogan sur les réseaux sociaux.

Changement de ton, donc: «Je ne sais pas qui sont les Proud Boys», a affirmé Donald Trump, mercredi, à la Maison-Blanche.

Sans ambages, Joe Biden avait plus tôt déclaré que le seul message possible aux suprémacistes blancs était: «"Arrêtez tout"». «Peut-être que je ne devrais pas dire cela mais la façon dont le président des États-Unis s’est conduit, je trouve que c’est une honte nationale», a lancé l’ancien vice-président de Barack Obama.

Trump «dit ce qu’il pense»

Se montrant revigoré au lendemain de ce premier débat chaotique, Joe Biden, 77 ans, a sillonné mercredi en train l’Ohio et la Pennsylvanie, terres industrielles où lui-même a ses racines, et que son rival républicain avait remportées en 2016. Donald Trump n’avait arraché la victoire que d’un cheveu en Pennsylvanie. Et Joe Biden, qui mène dans les sondages nationaux et dans les États-clés, espère la ramener dans le giron démocrate lors de l’élection du 3 novembre.

Dans les bassins ouvriers, le démocrate a martelé que son rival avait «oublié les "Américains oubliés" qu’il avait promis de défendre», le dépeignant en héritier méprisant. «Je me battrai pour vous», a-t-il promis à ses partisans. Avec une demi-douzaine d’étapes, il a aussi cherché à tordre le cou à l’image de «Sleepy Joe» ("Joe l’endormi") que tente de lui coller Donald Trump, 74 ans. Et à capitaliser sur le débat.

Malgré les 90 minutes de désordre en direct, le camp démocrate semble en effet rassuré par la prestation de son candidat. Au cours du voyage, Joe Biden a été accueilli par ses plus grands groupes de partisans, depuis que la pandémie a mis un coup de frein soudain à sa campagne en mars.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • merci d y penser le 01.10.2020 12:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il ira sûrement purger sa peine après lorsqu’il ne sera plus président beaucoup vont l attaquer en justice , lorsqu’ il ne sera plus président

  • pas une surprise le 01.10.2020 09:41 Report dénoncer ce commentaire

    et il faut être surpris de ses propos? sans le covid ca serait encore pire. Le virus masque tellement de chose.

  • LeTroll le 01.10.2020 09:25 Report dénoncer ce commentaire

    Bien sur qu'il les connait, et il leur a bien lancé un message clair - se tenir prêts pour prendre les armes une fois qu'il aura perdu les élections. Il prépare son coup contre la démocratie. Ceux-là tout comme les autres milices. Il faut s'attendre à une guerre civile dès le 4 novembre.

Les derniers commentaires

  • Le Belge le 01.10.2020 18:08 Report dénoncer ce commentaire

    Biden n'a pas non plus dénoncé les mouvements d'extrème gauche...

  • Angelo51 le 01.10.2020 17:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On dit que tout ce qui se passe aux USA arrive avec 10 ans de retard en Europe mais peut-être cette fois il faudra attendre moins longtemps vu que les jalons ont déjà été bien posés par des politiciens du genre Merkel ou Asselborn.

  • merci d y penser le 01.10.2020 12:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il ira sûrement purger sa peine après lorsqu’il ne sera plus président beaucoup vont l attaquer en justice , lorsqu’ il ne sera plus président

  • luis le 01.10.2020 11:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    un des meilleurs dirigents du monde actuellement qui fait opposition à la chine la chine qui nous affaiblit avec le virus et nous faisons quoi critiquer cette personne politique de grand valeur

    • Tuga le 01.10.2020 13:31 Report dénoncer ce commentaire

      Heureusement, vous ne serez jamais président. Peut-être militant chez Chega.

  • Rigoberta Menchu le 01.10.2020 10:32 Report dénoncer ce commentaire

    Les "Proud Boys" ne sont pas d'extrème droite, c'est un mouvement patriote. L'extrème droite est pour un état fort, uni et corporatiste. Les "Proud Boys" sont un pour un état faible, décentralisé et capitaliste.