États-Unis

18 juillet 2019 07:41; Act: 18.07.2019 10:31 Print

Trump fait huer les élues visées par ses tweets

Suite à la dénonciation par le Congrès de ses tweets «racistes», Trump a réitéré ses attaques contre les démocrates qui «détestent» l'Amérique, prétend-il.

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«Ces idéologues de gauche (...) veulent détruire notre Constitution, supprimer les valeurs sur lesquelles notre magnifique pays a été bâti», a lancé Donald Trump, lors d'un meeting de campagne. (Mercredi 17 juillet 2019)

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De retour sur les estrades de campagne, Donald Trump a poursuivi jeudi ses attaques contre les démocrates qui «détestent» l'Amérique, au lendemain de la dénonciation par le Congrès de ses tweets «racistes». «Ces idéologues de gauche veulent détruire notre Constitution, supprimer les valeurs sur lesquelles notre magnifique pays a été bâti», a-t-il balancé depuis Greenville, en Caroline du Nord. «Ce soir, nous renouvelons notre détermination à ne pas voir l'Amérique devenir un pays socialiste», a-t-il ajouté.

Devant une marée de casquettes rouges «Make America Great Again», il a cité les quatre élues démocrates issues de minorités auxquelles il avait conseillé dans un tweet de «retourner» chacune dans son pays d'origine. «Renvoyez-la! Renvoyez-la!» s'est mise à scander la foule lorsque M. Trump a évoqué Ilhan Omar, l'une des deux premières femmes musulmanes élues au Congrès, qui a créé la controverse avec des commentaires sur Israël jugés antisémites par de nombreux élus.

Très agressif vis-à-vis des quatre femmes qu'il qualifie désormais de «méchantes jeunes élues socialistes», M. Trump s'est montré particulièrement ironique en évoquant Alexandria Ocasio-Cortez, jeune représentante de New York. «Je n'ai pas le temps de prononcer trois noms, on va l'appeler Cortez...», a lancé le président des États-Unis. La très médiatique «AOC», benjamine de la Chambre des représentants, a déclenché une polémique mi-juin en comparant les camps de rétention pour migrants érigés à la frontière sud des États-Unis à des «camps de concentration».

«Une manière de faire diversion»

S'il galvanise sa base électorale, le milliardaire républicain fait un pari risqué en alimentant les tensions raciales et idéologiques et en creusant la division de l'Amérique. Ce faisant, il renonce clairement à se poser en rassembleur et mise plus que jamais sur la mobilisation de l'électorat blanc. Pour les quatre élues démocrates, interrogées ensemble sur CBS, tout ceci est d'abord une manœuvre politique de la part du président américain. «C'est une manière de faire diversion pour ne pas parler des questions qui préoccupent véritablement les Américains», a souligné Ayanna Pressley.

Le milliardaire républicain de 73 ans, qui visera en novembre 2020 un second mandat de quatre ans, s'est aussi réjoui lors de son meeting, mercredi soir, de l'échec au Congrès, un peu plus tôt dans la journée, d'une motion appelant au lancement d'une procédure de destitution contre lui. Cette motion a été rejetée à la Chambre des représentants contrôlée par les démocrates, illustrant la division qui règne au sein de l'opposition sur cette question. Le locataire de la Maison-Blanche a salué l'échec de cette résolution, «le projet le plus ridicule qui soit».

(L'essentiel/afp)