Proche-Orient

28 avril 2018 13:53; Act: 28.04.2018 13:58 Print

Un ado palestinien tué par l'armée israélienne

Un jeune homme de 15 ans a été touché à la tête par un tir de l'armée israélienne, dans le sud de l'enclave palestinienne de Gaza.

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Un adolescent palestinien a succombé à ses blessures samedi après avoir été atteint la veille par des tirs israéliens.

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Un adolescent palestinien a succombé à ses blessures samedi après avoir été atteint la veille par des tirs israéliens lors de nouveaux affrontements à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, a annoncé le ministère de la Santé à Gaza. «Azzam Oweida, 15 ans, est mort après avoir été touché à la tête hier à l'est de Khan Younès», dans le sud de l'enclave palestinienne, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Ce décès porte à quatre le nombre de Palestiniens tués lors de ce cinquième vendredi de protestations consécutif, qui a vu des milliers de Palestiniens manifester à nouveau près de la barrière de sécurité séparant Gaza et l'Etat hébreu.

La «marche»

Au total, 45 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens et plus de 1 500 blessés depuis le début, le 30 mars, de ce mouvement de contestation massive appelé «la grande marche du retour». Aucun Israélien n'a été blessé.

La «marche» revendique le droit des Palestiniens de retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu'ils ont fuies à la création d'Israël en 1948. La mobilisation, qui doit culminer mi-mai, dénonce aussi le blocus imposé par Israël à Gaza pour contenir le mouvement islamiste Hamas, qui dirige sans partage l'enclave palestinienne et auquel Israël a livré trois guerres depuis 2008. Selon l'armée israélienne, environ 10 000 personnes ont pris part aux «émeutes» vendredi le long de la frontière.

L'armée israélienne est en butte aux accusations d'usage excessif de la force et à des demandes d'enquête indépendante réclamée par l'ONU ou l'Union européenne. Elle dit ne tirer que si c'est nécessaire et accuse le Hamas de se servir des civils comme «boucliers humains» et d'être responsable des morts.

(L'essentiel/afp)