Aux États-Unis

05 juin 2018 08:45; Act: 05.06.2018 11:12 Print

Un cancer du sein guéri par immunothérapie

Un traitement expérimental a permis de guérir une femme atteinte d'un cancer du sein avancé aux États-Unis.

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Une femme atteinte d'un cancer du sein à un stade avancé, contre lequel la chimiothérapie était impuissante, a été guérie. Un traitement expérimental a fait triompher son système immunitaire, ont annoncé des chercheurs lundi.

Bénéficiant d'une première mondiale, la patiente est considérée comme rétablie depuis deux ans, a indiqué l'équipe de chercheurs qui a travaillé sur son cas à l'Institut national du cancer à Bethesda et à l'université de Richmond (États-Unis). Son état de santé était critique, avec un cancer métastasé qui avait atteint d'autres organes, dont le foie.

Une thérapie qui a fait ses preuves

Au sujet de cette femme, l'étude publiée dans la revue Nature Medicine précise seulement qu'elle avait 49 ans quand a commencé à être testée sur elle cette «nouvelle approche en immunothérapie».

L'immunothérapie, traitement qui stimule les défenses immunitaires, a déjà fait ses preuves chez certains patients dans les cancers du poumon, du col de l'utérus, du sang (leucémies), de la peau (mélanome) et de la prostate. Dans ceux des ovaires, des intestins et du sein, les découvertes restent à faire.

«Une régression totale de la tumeur»

La méthode décrite a consisté à prélever des lymphocytes (cellules du système immunitaire) sur la patiente, à les manipuler et à les réimplanter. Pris sur une tumeur, ils ont été triés pour voir lesquels reconnaissaient les cellules cancéreuses. Ils ont été «réactivés» pour s'attaquer à ces cellules. Et ont été accompagnés d'un «inhibiteur des points de contrôle de l'immunité», pour débloquer la contre-attaque du système immunitaire.

Les chercheurs ont ainsi fabriqué une thérapie anticancéreuse «hautement personnalisée» qui a permis «une régression totale de la tumeur», ont-ils expliqué. La réaction au traitement a été «sans précédent» dans un cas aussi grave, a commenté un autre chercheur en oncologie, Laszlo Radvanyi, de l'Institut ontarien de recherche sur le cancer à Toronto (Canada).

(L'essentiel/afp)