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11 octobre 2018 16:46; Act: 11.10.2018 17:22 Print

Un chef d'inculpation de Weinstein annulé

Un juge new-yorkais a annulé, jeudi, l'un des six chefs d'accusation qui pesaient sur le producteur déchu, Harvey Weinstein. Une victoire pour la défense.

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La défense d'Harvey Weinstein réclame l'annulation de tout le dossier d'accusation. (photo: AFP/Kena Betancur)

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Avant la décision du magistrat, le ministère public avait accepté l'annulation de ce chef d'accusation pour agression sexuelle, suite à l'affaiblissement du témoignage de Lucia Evans, qui accusait Harvey Weinstein de fellation forcée en 2004.

L'avocat de l'ancien magnat d'Hollywood, Benjamin Brafman, a indiqué qu'un document versé au dossier contredisait la version de Mme Evans. Selon plusieurs médias américains, cette dernière aurait raconté avoir effectivement fait une fellation à Harvey Weinstein, mais de son plein gré, pour obtenir un rôle.

«C'est un développement très important», a commenté après l'audience M. Brafman, qui a laissé entendre que le ministère public devrait poursuivre Mme Evans pour parjure. La défense cherche à faire annuler toute la procédure et a déposé, début août, un recours en ce sens, produisant des éléments visant à discréditer une autre des trois femmes se disant victimes d'Harvey Weinstein.

Une centaines de victimes

«Il ne s'agit pas de stigmatiser les victimes», a prévenu M. Brafman, ou de «suggérer qu'une femme qui témoigne ne devrait pas être crue». «Il s'agit de la preuve qu'une personne qui a témoigné a menti devant un grand jury», a-t-il ajouté, en référence au jury qui a statué sur la validité des chefs d'accusation.

M. Weinstein a été interpellé fin mai à New York, huit mois après la publication des premières accusations de harcèlement sexuel, d'agressions sexuelles et de viol le visant. Il a été inculpé de viol, d'acte sexuel forcé et de fellation forcée. Harvey Weinstein a reconnu plusieurs relations avec des femmes qui se présentent comme victimes, notamment la principale victime présumée du dossier pénal, mais a toujours soutenu que ces rapports étaient consentis.

Depuis que le scandale sur les abus sexuels présumés du producteur a éclaté en octobre, près d'une centaine de femmes - dont des stars comme Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow ou Salma Hayek - ont affirmé avoir été victimes de l'ancien géant d'Hollywood.

(L'essentiel/afp)