En Afghanistan

03 novembre 2021 08:00; Act: 03.11.2021 08:39 Print

Un chef taliban tué dans l'attentat contre l'hôpital

Le chef des forces militaires talibanes à Kaboul figure parmi les victimes de l'attentat mené mardi, par le groupe État islamique, contre l'hôpital militaire de la capitale afghane.

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Le commandant Mokhlis est le plus haut responsable taliban tué depuis que les islamistes ont pris le pouvoir en Afghanistan, à la mi-août. (photo: Twitter)

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Le chef des forces militaires talibanes à Kaboul, Hamdullah Mokhlis, figure parmi les victimes de l'attentat mené mardi, par le groupe État islamique, contre l'hôpital militaire de la capitale afghane, a-t-on appris mercredi de source officielle. Membre du réseau Haqqani qualifié de terroriste par les États-Unis ainsi que des forces spéciales talibanes, appelées «Badri 313», le commandant Mokhlis est le plus haut responsable taliban tué depuis que les islamistes ont pris le pouvoir en Afghanistan à la mi-août.

«Quand nous avons reçu l'information que l'hôpital (...) était attaqué, Maulvi Hamdullah, le commandant du corps (militaire) de Kaboul, s'est immédiatement précipité sur les lieux», a expliqué un responsable du service de communication des talibans. «Nous avons tenté de l'en empêcher, mais il a ri. Plus tard, nous avons appris qu'il était mort dans les affrontements à l'hôpital», a ajouté cette source. Au moins 19 personnes ont été tuées et 50 blessées, mardi, dans une attaque contre l'hôpital Sardar Mohammad Dawood Khan, le plus grand hôpital militaire du pays, revendiquée par la branche afghane (EI-K) de l'État islamique.

Scènes de terreur

L'EI-K, groupe rival des talibans, a affirmé avoir mené une attaque coordonnée impliquant cinq assaillants. L'un a activé une ceinture explosive à l'entrée de l'hôpital, puis des hommes armés ont pénétré dans l'établissement. Les talibans ont assuré avoir mis fin à l'attaque en quinze minutes après avoir notamment héliporté des «forces spéciales» sur le toit du bâtiment. Des témoins ont décrit à l'AFP des scènes de terreur, le personnel et les patients ayant tenté de s'enfermer dans des pièces situées aux étages supérieurs pour échapper aux assaillants.

Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité en Afghanistan, leur priorité après 20 ans de guerre, sont confrontés à une vague d'attentats sanglants commis par l'EI-K, une autre organisation islamiste d'origine sunnite encore plus radicale. L'EI-K a ciblé ces dernières semaines aussi bien les talibans que la minorité chiite afghane.

(L'essentiel/afp)