Au Brésil

24 mai 2019 10:01; Act: 24.05.2019 10:35 Print

Un défilé avec des enfants à adopter fait scandale

L'événement «Adoption sur le podium» crée une vague d'indignation au Brésil. Les organisateurs se défendent.

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Un défilé de mode, dans un centre commercial, d'enfants en attente d'une famille d'adoption, a suscité une vive polémique jeudi au Brésil, où les organisateurs étaient accusés de reproduire des scènes de vente d'esclaves ou de bestiaux. L'événement «Adoption sur le podium», organisé mardi soir par le barreau local et une association à Cuiaba, capitale de l'État de Mato Grosso (centre-ouest), avait pour but de «donner de la visibilité à des enfants et adolescents adoptables».

«Comme nous le disons toujours, ce que les yeux voient, le cœur le ressent», a expliqué Tatiane de Barros Ramalho, présidente de la Commission de l'Enfance et de la Jeunesse du barreau de Mato Grosso, citée dans un communiqué.

En tee-shirt blanc et jupe rose

«C'est une soirée qui permet à des candidats à l'adoption de connaître les enfants et adolescents. La population peut se procurer plus d'informations sur l'adoption et les enfants ont une journée spéciale au cours de laquelle ils sont coiffés, maquillés et bien habillés pour le défilé», ajoute-t-elle.

Une photo non datée publiée par le site d'informations G1 montre une adolescente en tee-shirt blanc et jupe rose sur le podium, filmée et photographiée par les spectateurs avec leurs téléphones. Une porte-parole du barreau a expliqué que cette photo avait été prise lors d'une édition précédente de l'événement, en 2016.

Deux adolescents adoptés après l'édition 2016

L'indignation de nombreux internautes sur les réseaux sociaux a poussé les organisateurs à réagir, affirmant notamment qu'aucun enfant n'avait été forcé à participer. «Nous n'avons jamais eu le but de présenter les enfants à des familles pour qu'ils se fassent adopter», a écrit le barreau sur son compte Facebook.

Les organisateurs ont toutefois admis que deux adolescents avaient été adoptés à la suite de l'édition de 2016. «Nous rejetons tout type de distorsions de cet événement qui l'associent à une période sombre de notre Histoire», ont-ils ajouté dans un message sur Facebook.

(L'essentiel/afp)