Procès en Libye

28 juillet 2015 12:26; Act: 28.07.2015 14:20 Print

Un des fils de Kadhafi condamné à mort

Un tribunal libyen a condamné à mort mardi Seif al-Islam Kadhafi, le fils le plus en vue du défunt dictateur, ainsi que huit de ses proches.

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Pendant le procès, Seif al-Islam a comparu par vidéoconférence. (photo: AFP)

op Däitsch
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Le tribunal siégeant à Tripoli, où règne une coalition de milices en partie islamistes, a notamment condamné à mort le dernier Premier ministre de Kadhafi, Baghdadi al-Mahmoudi, et son ex-chef des services de renseignements, Abdallah Senoussi. Les 37 prévenus étaient jugés pour leur rôle dans la répression meurtrière de la révolte ayant mis fin à l'ancien régime en 2011.

Seif al-Islam Kadhafi, qui était souvent présenté comme le successeur potentiel de l'ex-dictateur, était absent à l'audience, car il n'est pas aux mains des autorités siégeant à Tripoli. Depuis son arrestation en novembre 2011, il est détenu à Zenten, au sud-ouest de Tripoli, par des milices opposées aux autorités de Tripoli.

Assassinats, pillages et sabotages

Pendant le procès qui s'était ouvert dans la capitale libyenne en avril 2014, Seif al-Islam a comparu par vidéoconférence depuis Zenten. La majorité des autres accusés sont détenus à Tripoli, mais huit d'entre eux sont emprisonnés à Misrata (200 km à l'est de Tripoli).

Le procès a été critiqué par les défenseurs des droits de l'homme en raison des restrictions d'accès de la défense, et marqué par un différend toujours en cours avec la Cour pénale internationale (CPI) au sujet de sa compétence à juger Seif al-Islam.

Seif al-Islam et M. Senoussi font également l'objet de mandats d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre présumés lors de la révolte. En mai 2014, la CPI avait débouté les autorités libyennes de leur demande de le juger devant les tribunaux libyens, en raison des doutes sur la capacité de Tripoli à lui garantir un procès juste et équitable. La CPI avait toutefois donné son feu vert à la Libye pour juger M. Senoussi.

(L'essentiel/ats/AFP)