Boeing disparu

11 mars 2014 09:11; Act: 15.03.2014 16:25 Print

Un des passagers suspects ne serait pas un terroriste

L'un des deux passagers du Boeing malaisien disparu qui a embarqué avec un passeport volé à Kuala Lumpur est iranien, a déclaré mardi, le chef de la police malaisienne.

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Interpol a confirmé dimanche qu'au moins deux passagers du vol Kuala-Lumpur-Pékin disparu des radars avaient embarqué avec des passeports volés en Thaïlande au cours des deux dernières années, ce qui a orienté les enquêteurs vers la piste d'un attentat. La police a depuis identifié l'un des suspects, un Iranien de 19 ans qui disposait d'un passeport volé. «Nous ne pensons pas vraisemblable qu'il soit membre d'un groupe terroriste et nous pensons qu'il essayait d'émigrer en Allemagne», a déclaré le chef de la police malaisienne, Khalid Abu Bakar.

La police malaisienne cherche toujours à déterminer l'identité du deuxième détenteur d'un passeport volé, a ajouté le chef de la police, Khalid Abu Bakar, lors d'une conférence de presse. La police de Thaïlande, pays où les documents d'identité avaient été dérobés, pense elle aussi que les deux hommes qui voyageaient avec des passeports volés à bord du Boeing 777 n'avaient rien à voir avec le terrorisme, les premiers éléments laissant penser qu'ils étaient plutôt en quête d'asile dans un pays tiers.

Les hommes aux passeports volés sont-ils vraiment responsables?

La police thaïlandaise mais aussi des policiers étrangers interrogent actuellement deux agents de voyage de la station thaïlandaise de Pattaya, où les billets d'avion ont été émis pour le compte des deux hommes en question. «Nous n'excluons rien, mais au vu des éléments que nous avons obtenus, il ne semble pas que ces hommes soient ou aient été impliqués dans le terrorisme», a dit mardi le chef de la police de Pattaya, Supachai Puikaewcome.

Les deux billets d'avion, achetés pour les passagers par deux Iraniens, étaient à destination de l'Europe via Pékin, et avaient été achetés via la Chine parce que c'était l'itinéraire le moins cher, a dit Supachai. «Si l'en en juge par les billets, s'il s'était agi de terrorisme, ils auraient précisé l'itinéraire et l'avion qu'ils souhaitaient prendre. Au lieu de cela, ils ont demandé le billet le moins onéreux, sans préciser ni itinéraire ni compagnie aérienne», a-t-il expliqué.

Le Boeing 777 de la compagnie Malaysia Airlines a disparu des écrans radars samedi une heure environ après son décollage de la capitale malaisienne, à destination de Pékin. Il avait à son bord 239 personnes, dont quatre Français.

(L'essentiel/ afp)