Algérie

13 décembre 2019 12:18; Act: 13.12.2019 14:19 Print

Un ex-​​Premier ministre de Bouteflika est élu

Abdelmadjid Tebboune, chef de gouvernement sous Bouteflika, a été élu président de la République au premier tour de l'élection de jeudi.

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Abdelmadjid Tebboune a recueilli plus de 58% des voix. (photo: AFP/Ryad Kramdi)

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Abdelmadjid Tebboune, ancien ministre puis chef de gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika, âgé de 74 ans, a été élu dès le premier tour pour lui succéder à la tête de l'État algérien, a annoncé vendredi l'Autorité nationale des élections (Anie). M. Tebboune «a recueilli 58,15% des suffrages», a indiqué le président de l'Anie Mohamed Charfi lors d'une cérémonie officielle, au lendemain d'un scrutin marqué par une abstention record et qui s'est déroulé dans un contexte de contestation massive et inédite du régime au pouvoir depuis l'indépendance en 1962. «Je voudrais féliciter le candidat vainqueur», a déclaré M. Charfi.

Le Conseil constitutionnel doit proclamer les résultats définitifs entre le 16 et le 25 décembre, après examen d'éventuels recours, selon l'Anie. L'islamiste Abdelkader Bengrina, 57 ans, dont le parti a soutenu la présidence de M. Bouteflika, arrive en 2e position avec 17,38% des voix, selon M. Charfi. Ali Benflis, autre très proche de M. Bouteflika dont il fut le Premier ministre entre 2000 et 2003, devenu après leur brouille son principal adversaire électoral lors des scrutins de 2004 et 2014, n'arrive qu'en 3e position avec 10,55% de suffrages.

Participation à moins de 40%

Ferment la marche Azzedine Mihoubi, chef du Rassemblement national démocratique (RND), principal allié du Front de libération nationale (FLN) de M. Bouteflika (7,26%), et Abdelaziz Belaïd, ancien cadre du FLN et fondateur d'un micro-parti ayant soutenu le président déchu (6,66%).

L'Anie a légèrement revu le taux de participation à 39,83%, le plus faible de l'histoire des élections présidentielles pluralistes en Algérie. Il est inférieur de plus de 10 points à celui du précédent scrutin - le plus faible jusqu'ici -, qui en 2014 avait vu la 4e victoire de M. Bouteflika.

L'Algérie est le théâtre depuis février d'un mouvement (Hirak) de contestation du régime, déclenché par la volonté de M. Bouteflika de briguer un 5e mandat lors de la présidentielle initialement prévue en avril. Après avoir obtenu sa démission, le Hirak réclame le démantèlement de tout le «système Bouteflika» qui dirige l'Algérie depuis 1962. Les manifestants ont rejeté le scrutin de jeudi, vu comme une manœuvre de survie du régime. Ils accusent les cinq candidats d'être les produits de ce régime et de le cautionner par leur candidature.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Boulmi le 14.12.2019 08:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Fred ton commentaire est juste à côté de la situation politique dans ce pays sur les 5 candidats 5 était du parti de l'ancien président que le peuple rejette les autres candidats sont soi en prison ou en exil

  • Mecdu54 le 13.12.2019 16:04 Report dénoncer ce commentaire

    Les manifestants rejettent le scrutin et ne reconnaissent pas le nouveau président de la république. Le bras de fer va donc continuer entre d'un côté les manifestants du "hirak" et de l'autre côté le pouvoir de l'actuel chef d'état major de l'ANP Ahmed Gaïd Salah, qui ne semble pas décidé de se retirer du pouvoir. La question reste dans les esprits, combien de temps celà va encore durer? Que va t il maintenant se passer en Algérie? Et surtout y a t il un risque de crise politique grave, scénario à la Syrienne ou à la Libyenne? On part sur une inconnue.

  • Fred le 13.12.2019 20:38 Report dénoncer ce commentaire

    Sont vraiment marrant tout ces gens ne sont pas content du résultat des élections mais ne se sont même pas déplacé pour voter? Quand on ne vote pas on accepte le résultat tout simplement.

Les derniers commentaires

  • Boulmi le 14.12.2019 08:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Fred ton commentaire est juste à côté de la situation politique dans ce pays sur les 5 candidats 5 était du parti de l'ancien président que le peuple rejette les autres candidats sont soi en prison ou en exil

    • Mecdu54 le 14.12.2019 12:12 Report dénoncer ce commentaire

      Le nouveau président veut dialoguer avec les manifestants, probablement dans l'optique de mettre fin au hirak, mais apparemment, les manifestants eux mêmes rejettent cette solution et veulent continuer jusqu'à la chute du régime et au départ du chef d'état major, le général Ahmed Gaïd Salah. Je ne sais pas si on va aboutir à une politique de terre brûlée et de répression par le pouvoir ou, finalement, à la chute du régime. L'enjeu est maintenant que cesse ce hirak et que le pays retrouve une certaine stabilité qu'il a perdu depuis 10 mois. La situation économique du pays est assez mauvaise.

  • Fred le 13.12.2019 20:38 Report dénoncer ce commentaire

    Sont vraiment marrant tout ces gens ne sont pas content du résultat des élections mais ne se sont même pas déplacé pour voter? Quand on ne vote pas on accepte le résultat tout simplement.

    • Mecdu54 le 14.12.2019 12:16 Report dénoncer ce commentaire

      Les manifestants ont depuis plusieurs mois refusé les élections organisées par le régime. Ils demandent la chute et le départ du régime et l'instauration d'un régime qui sera issu de leur rang, avec des futures élections qu'ils organiseront eux mêmes. Dans le cas de ces élections du 12, ils ne reconnaissent ni le vote ni les résultats, ni le nouveau président élu.

  • Mecdu54 le 13.12.2019 16:04 Report dénoncer ce commentaire

    Les manifestants rejettent le scrutin et ne reconnaissent pas le nouveau président de la république. Le bras de fer va donc continuer entre d'un côté les manifestants du "hirak" et de l'autre côté le pouvoir de l'actuel chef d'état major de l'ANP Ahmed Gaïd Salah, qui ne semble pas décidé de se retirer du pouvoir. La question reste dans les esprits, combien de temps celà va encore durer? Que va t il maintenant se passer en Algérie? Et surtout y a t il un risque de crise politique grave, scénario à la Syrienne ou à la Libyenne? On part sur une inconnue.