Politique aux États-Unis

26 avril 2018 20:47; Act: 26.04.2018 20:48 Print

Un «faucon» au poste de secrétaire d'État

Mike Pompeo, ancien chef de la CIA, a été confirmé jeudi par le Sénat américain à la tête de la diplomatie américaine, juste à temps pour se saisir de deux dossiers brûlants.

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Pompeo pourra s'appuyer sur la relation de confiance qu'il s'est forgée avec Trump. (photo: AFP)

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Mike Pompeo devra s'occuper de l'avenir de l'accord iranien et de la Corée du Nord, dont il a rencontré le dirigeant récemment. Considéré comme un «faucon», choisi par Donald Trump, le nouveau chef de la diplomatie américaine s'envolera dans les prochaines heures pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN à Bruxelles, autre volet sensible de la politique étrangère du président américain.

Il y portera le message de Donald Trump, qui en campagne puis à la Maison-Blanche, appelle sans relâche - et parfois vertement - les autres membres de l'Alliance transatlantique à augmenter leurs dépenses militaires afin de réduire la participation de son plus gros contributeur, les États-Unis.

Propos islamophobes et homophobes

Ex-militaire de 54 ans, à la tête depuis janvier 2017 de l'agence de renseignement la plus puissante au monde, Mike Pompeo a été confirmé par 57 voix pour et 42 contre en séance plénière après un épineux processus parlementaire. Majoritairement opposés à sa confirmation, les démocrates dénoncent une attitude va-t-en-guerre et des propos islamophobes et homophobes. Lui assure son plus grand respect envers tous, sans pour autant renier ses déclarations passées. Sept démocrates ont toutefois voté en faveur de sa confirmation.

Son arrivée à la tête de la diplomatie américaine coïncide avec la nomination récente de John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale, signe apparent d'un durcissement de l'administration américaine. «Nous avons besoin de lui comme secrétaire d'État pour soutenir le président alors que nous sommes aux prises avec les questions de politique étrangère les plus difficiles de notre époque», avait dit de lui John Bolton le 12 avril. Mike Pompeo devra en effet se frotter sans attendre aux délicats dossiers nord-coréen et iranien. Il pourra dans cette mission s'appuyer sur la relation spéciale de confiance qu'il s'est forgée avec Donald Trump depuis son arrivée à la tête de la CIA.

(L'essentiel/afp)