Testé au Japon

11 juin 2015 10:02; Act: 11.06.2015 12:08 Print

Un gigantesque barrage pour nettoyer les océans

Un type révolutionnaire de barrage flottant en pleine mer qui permet d'éliminer les déchets en plastique va être testé au large d'une île japonaise.

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L'île de Tsushima doit commencer une étude de faisabilité du projet d'ici la fin juin et prendra une décision finale vers février, après avoir eu le feu vert des pêcheurs et des habitants, a indiqué jeudi un fonctionnaire local. Cette expérience-pilote doit être conduite avec le concours de la Fondation néerlandaise de nettoyage des océans (Ocean Cleanup Foundation) qui espère installer ce barrage au deuxième trimestre 2016.

L'idée est d'installer une plate-forme et des barrière flottantes au large de l'île de Tsushima, située entre le Japon et la Corée du Sud, et de récupérer les déchets grâce aux courants marins. Le système est prévu pour être déployé sur une distance de deux kilomètres, ce qui en ferait la plus longue structure flottante jamais mise en place en mer, a précisé jeudi la fondation néerlandaise sur son site.

«Stopper les détritus et les collecter en mer»

Le déploiement des barrières au large de Tsushima permettrait à l'Ocean Cleanup Foundation d'en étudier «l'efficacité et la durabilité». Si ce test était un succès, il représenterait une étape majeure pour le projet de nettoyage de l'océan Pacifique via la mise en place d'une structure similaire de 100 kilomètres de long entre Hawaï et la Californie. Constitué de barrières sous lesquelles peuvent passer les poissons - et non de filets - le dispositif ne représente pas une menace pour la faune marine, selon la fondation. Les autorités locales de Tsushima espèrent, elles, pouvoir recycler en source d'énergie le plastique récupéré.

À l'instar des autres îles de l'Archipel, Tsushima est exaspérée de recevoir des tonnes d'ordures en tout genre sur ses côtes. «Nous nous efforçons de les ramasser, mais il en arrive toujours de nouvelles», déplore Takahito Abiru, un fonctionnaire du département de l'environnement de Tsushima. L'île dépense des millions d'euros chaque année pour le nettoyage. «Nous les récupérons dans les zones de pêche, sur les sites touristiques et les plages, mais tous les endroits ne sont pas faciles d'accès. Nous préférerions pouvoir les stopper et les collecter en mer», a souligné M. Abiru. On évalue à 5 250 milliards le nombre de détritus qui polluent les océans.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • esteban le 12.06.2015 09:31 Report dénoncer ce commentaire

    Il est temps de faire quelque chose pour les océans. Espérons que cette étude fasse ses preuves et se développe partout dans le monde.

  • patwullmaus le 11.06.2015 11:22 Report dénoncer ce commentaire

    ce projet avait déjà été présenté a Ifremer et ici au Luxembourg il y a 29 années auparavant, donc rien de nouveau , fallait le faire mais personne voulait nous soutenir,

  • Romi le 11.06.2015 17:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il faut attaquer le problème à sa source au lieu d'essayer d'en réduire les conséquences. Des milliers de tonnes de déchets sont déversés dans les océans chaque année. Commençons par interdire (et punir sévèrement) le rejet des déchets dans les milieux marins et dans la nature en général. Ensuite on pourra penser à les nettoyer efficacement et de manière définitive. Enfin bon, la nature et l'écologie ça n'intéresse personne. Tant qu'il y a des plages de sable fin pour bronzer l'été et de l'essence pour nos BMW, pas de raison de s'inquiéter.

Les derniers commentaires

  • esteban le 12.06.2015 09:31 Report dénoncer ce commentaire

    Il est temps de faire quelque chose pour les océans. Espérons que cette étude fasse ses preuves et se développe partout dans le monde.

  • Romi le 11.06.2015 17:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il faut attaquer le problème à sa source au lieu d'essayer d'en réduire les conséquences. Des milliers de tonnes de déchets sont déversés dans les océans chaque année. Commençons par interdire (et punir sévèrement) le rejet des déchets dans les milieux marins et dans la nature en général. Ensuite on pourra penser à les nettoyer efficacement et de manière définitive. Enfin bon, la nature et l'écologie ça n'intéresse personne. Tant qu'il y a des plages de sable fin pour bronzer l'été et de l'essence pour nos BMW, pas de raison de s'inquiéter.

  • patwullmaus le 11.06.2015 11:22 Report dénoncer ce commentaire

    ce projet avait déjà été présenté a Ifremer et ici au Luxembourg il y a 29 années auparavant, donc rien de nouveau , fallait le faire mais personne voulait nous soutenir,

    • TOCTOC le 11.06.2015 17:22 Report dénoncer ce commentaire

      Il y a 29 ans internet était pour les initiés... Au départ ocean clean up a fait appel au crowdfunging et a réuni 2 000 000 USD !

    • Positif le 12.06.2015 08:56 Report dénoncer ce commentaire

      plutot que devoir le retard, voyez l'aspect positif et la potentielle mise en place. Mieux vaut tard que jamais, non?