Deuil de 40 jours

30 septembre 2020 10:39; Act: 30.09.2020 11:36 Print

Un nouvel émir pour le Koweït

Le Koweït a intronisé mercredi son nouvel émir, cheikh Nawaf al-Ahmad Al-Sabah, qui succède à son demi-frère, cheikh Sabah, décédé aux États-Unis, à l'âge de 91 ans.

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Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah (à gauche) remplace son demi-frère le cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, décédé mardi à l'âge de 91 ans. (photo: AFP)

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Le nouvel émir, âgé de 83 ans, a prêté serment à l'Assemblée nationale, alors que le pays se prépare à recevoir le corps de cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah. Le Koweït a entamé une période de deuil national de 40 jours.

Cheikh Nawaf, 83 ans, avait été nommé prince héritier en 2006, après un consensus de la famille dirigeante qui l'avait choisi pour occuper ce poste en raison de sa popularité au sein de la famille. Né en 1937, cheikh Nawaf est le cinquième fils du cheikh Ahmed Al-Jaber Al-Sabah, qui a dirigé le Koweït de 1921 jusqu'à sa mort en 1950.

Le nouvel émir a occupé plusieurs postes au sein du gouvernement koweïtien. Il était ministre de la Défense en 1990, au moment de l'invasion de l'émirat par les forces irakiennes de Saddam Hussein. La guerre du Golfe s'est terminée en 1991 par l'intervention des États-Unis à la tête d'une coalition militaire internationale. Après la libération du Koweït, cheikh Nawaf a été nommé ministre des Affaires sociales et du Travail, avant de prendre la présidence de la Garde nationale en 1994. Il est revenu au gouvernement comme ministre de l'Intérieur en 2003. La même année, il est nommé vice-Premier ministre chargé de la lutte contre le terrorisme, jusqu'à ce qu'il devienne prince héritier trois ans plus tard, en 2006.

Médiateur du Golfe

Le nouvel émir arrive au pouvoir dans un contexte de fortes tensions entre ses alliés américains et saoudiens et leur rival iranien, avec lequel le Koweït entretient de bonnes relations. Le pays tente également de faire office de médiateur dans la crise diplomatique qui oppose depuis 2017, le Qatar à plusieurs autres pays du Golfe. L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn ainsi que l’Égypte ont rompu mi-2017 leurs liens avec le Qatar, qu'ils accusent de soutenir des mouvements islamistes radicaux - ce que Doha nie - et d'être trop proche de l'Iran.

Comme Oman, qui a également intronisé un nouveau sultan cette année, le Koweït s'affiche comme un État neutre dialoguant avec tous, de Washington à Téhéran, en passant par Riyad et Doha.

(L'essentiel/AFP)