Défi incroyable au Népal

16 mars 2018 11:39; Act: 16.03.2018 12:40 Print

Un paraplégique part à la conquête de l'Everest

Scott Doolan, 28 ans, se lance vendredi à la conquête du versant sud, côté népalais, à 5 364 mètres d'altitude, généralement accessible seulement à pied ou en hélicoptère.

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Environ 5 000 personnes effectuent chaque année ce trek au pied du glacier Khumbu, en mettant huit à dix jours. Scott Doolan s'attend à avoir besoin du double du temps pour arriver au sommet. (photo: AFP)

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L'homme cherche à prouver que ce sommet peut être atteint aussi en fauteuil roulant. Pour tenter d'y arriver, il va utiliser un fauteuil roulant conçu spécialement avec des roues tout-terrain pour emprunter des sentiers où le passage est possible. Mais il pense se servir principalement de ses mains avec un ami qui va lui porter les jambes, comme dans le jeu d'enfant de la brouette, dit-il. «Je vais sortir de mon fauteuil et mon ami Matt va me tenir en me prenant par les chevilles, et je vais en fait marcher sur mes mains», ajoute-t-il.

Tunnel vision When I was doing this climb, my body was so fatigued and sore from training, it wanted to quit so many times. After I got to the top, I learnt something about myself that wasn’t as clear to me before but happens every time I train around my limits. At the point where my body wants to quit, I always try to push on, I’ve learnt that this is where my mind comes into play. I try to find that zone of shutting out the pain, my mind becomes focused, and that’s where I redefined my existing limits. The body is something you need to train and push constantly, but the mind is by far the strongest tool you can develop.

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Depuis huit mois, Scott Doolan s'entraîne pour ce trek, avec des exercices cardiovasculaires et musculaires. Il a aussi passé du temps sur les sentiers des Montagnes Bleues en Australie, en portant un masque qui limite l'apport d'oxygène pour se mettre dans les conditions de la haute altitude qui l'attendent dans les montagnes de l'Himalaya. Le trek du camp de base de l'Everest commence à Lukla, à 140 km à l'est de Katmandou, et suit une ancienne route de commerce qui reliait naguère le Tibet au Népal.

Accident de moto

Une série de ponts suspendus traverse le fleuve qui longe le fond de la vallée de Khumjung, avant une pente ardue vers le camp de base de l'Everest. Les grimpeurs y escaladent des rochers parfois dans la neige ou la boue, à une altitude où l'oxygène se raréfie, ce qui peut provoquer des maux de tête et des nausées. «Je ne sais pas du tout comment ça va être. Il va bien sûr y avoir des passages que je ne pourrai pas emprunter en fauteuil roulant. Je vais donc en descendre et utiliser mes mains. Ce sera probablement la partie la plus difficile. J'espère que je ne vais pas avoir le mal des montagnes», dit-il.

Scott Doolan est en fauteuil roulant depuis l'âge de 17 ans, à la suite d'une fracture de la colonne vertébrale consécutive à un accident de moto. Il a ensuite fallu quelques années à ce jeune sportif pour refaire de la gym. Mais ça l'a aidé à prendre conscience de son handicap, dit-il. Par la suite, Scott Doolan a rencontré son ami Matt Laycock, créateur de la marque de vêtements Apexgen, qui s'est également donné pour mission philanthropique de sensibiliser à la santé mentale et au handicap sous le slogan «Dépasse-le».

C'est Matt Laycock qui a suggéré à Scott Doolan l'idée d'être le premier paraplégique à atteindre le camp de base de l'Everest pour l'essentiel avec ses propres moyens. L'aventure, qui coûte 70 000 dollars australiens (44 000 euros), incluant 15 000 dollars australiens (9500 euros) pour le fauteuil roulant de Scott Doolan, est parrainée par la société de Matt Laycock. «On peut faire n'importe quoi si on le veut vraiment. C'est ce que j'ai appris jusqu'ici. Votre imagination est votre seule limite», conclut Scott Doolan en parlant du défi qui l'attend.

Picture perfect sunrise

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(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • g3s le 16.03.2018 13:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Est-ce bien raisonnable ?...

  • Bravo le 16.03.2018 23:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    "on peut faire n'importe quoi si on se met dans la tête de le faire". Moi, c'est ça qui me plaît, le fait de faire des trucs complètement dingues sans trop se poser de questions. Genre Elon Musk mais version loufoque. C'est génial. Bravo.

  • marie ange le 17.03.2018 08:57 Report dénoncer ce commentaire

    combien faudra t-il de blessés et même de mort pour aller le chercher ?

Les derniers commentaires

  • courage le 17.03.2018 18:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @allo la terre ! il faut pas être toujours négatif dans la vie le jeune homme a raison d'essayer

  • Bon sens le 17.03.2018 16:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi ne pourrait il pas réaliser son rêve? Bonne chance à lui!

  • Baron Rouge le 17.03.2018 15:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Très intéressant !

  • HRCo le 17.03.2018 13:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C’est à chacun de décider de ce qu’il veut entreprendre dans sa vie... Sa vie lui a déjà apportée plus de douleurs que beaucoup de ceux qui lisent cet article, qu’il savoure sa vie comme il le souhaite. À chacun son chemin pour aller vers l’accomplissement de soi...

  • marie ange le 17.03.2018 08:57 Report dénoncer ce commentaire

    combien faudra t-il de blessés et même de mort pour aller le chercher ?