Explosions à Beyrouth

10 août 2020 15:48; Act: 10.08.2020 15:51 Print

Un quatrième ministre libanais démissionne

Le ministre libanais des Finances Ghazi Wazni quitte le gouvernement. Il devient ainsi le quatrième ministre à claquer la porte après l’explosion meurtrière du port de Beyrouth.

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Le gouvernement libanais vacille lundi avec la démission de quatre ministres face à la colère de la population. (photo: AFP/Joseph eid)

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Le gouvernement libanais vacille lundi avec la démission de quatre ministres face à la colère de la population qui rend l’ensemble de la classe politique responsable de l’explosion meurtrière au port de Beyrouth et réclame son départ. Près d’une semaine après cette déflagration qui a fait au moins 160 morts, plus de 6000 blessés et détruit une partie de la capitale, les autorités accusées de corruption, de négligence et d’incompétence par la rue, n’ont toujours pas répondu à la principale question: pourquoi une énorme quantité de nitrate d’ammonium était entreposée au port, au beau milieu de la ville?

C’est un incendie dans l’entrepôt où étaient stockées 2750 tonnes de nitrate depuis six ans sans «mesures de précaution» de l’aveu même du premier ministre Hassan Diab, qui a provoqué l’explosion dévastatrice de mardi. Le président Michel Aoun, de plus en plus contesté, a rejeté une enquête internationale. Et les autorités n’ont pas communiqué sur le déroulement de l’enquête locale.

«Pas suffisante»

Face à l’ampleur du drame et la colère d’une population éreintée, le ministre des Finances Ghazi Wazni a annoncé sa démission alors que le gouvernement était réuni. Avant lui, la ministre de la Justice Marie-Claude Najm, la ministre de l’Information Manal Abdel Samad et le ministre de l'Environnement Damianos Kattar ont présenté leur démission.

«La démission des ministres n’est pas suffisante. Ils doivent rendre des comptes», a affirmé Michelle, une jeune manifestante dont l’amie a été tuée dans l’explosion. «Nous voulons un tribunal international qui nous dise qui l’a tuée, car ils (NDLR: les dirigeants) vont dissimuler l’affaire». Selon la Constitution, le gouvernement tombe si plus d’un tiers de ses membres démissionnent. Le cabinet de Hassan Diab avait été formé en janvier après la démission de celui de Saad Hariri sous la pression d’un mouvement de contestation populaire inédit.

Samedi, Hassan Diab a indiqué qu’il était prêt à rester dans ses fonctions pendant deux mois, jusqu’à l’organisation d’élections anticipées dans un pays dominé par le mouvement armé du Hezbollah, un allié de l’Iran et du régime de Bachar al-Assad en Syrie. Lors des manifestations samedi et dimanche, réprimées par les forces de sécurité, les protestataires ont appelé à la «vengeance» et réclamé des comptes à une classe politique totalement discréditée après l’explosion, une catastrophe de plus dans un pays mis à genoux par une crise économique inédite aggravée par l’épidémie de Covid-19. Les élections anticipées ne sont pas une des principales revendications de la rue, car le Parlement est contrôlé par les forces traditionnelles qui ont élaboré une loi électorale calibrée pour servir leurs intérêts.

(L'essentiel/afp)

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  • vdv le 10.08.2020 18:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La vérité est toute le contraire, Israël est derrière

  • curieux le 10.08.2020 17:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi aucun média ne parle du soupçon qui pèse sur Israël sur la rumeur d’un missile à tête nucléaire qui se serait abattu sur ce port ? Comment ce stock a pu rester entreposé tant d’années sans problème ? Et Pourquoi rejeter une enquête internationale ?

  • Mauvaise tournure le 10.08.2020 16:27 Report dénoncer ce commentaire

    Je ne connais pas ce gouvernement, je n'habite pas au Liban, ni à Beyrouth, heureusement pour moi. Mais qu'on me dise... Pourquoi ce serait la faute du dit gouvernement si ce nitrate d’ammonium était là? Le port de Beyrouth était géré par la GEPB, pas par le premier ministre... Autant cette explosion est dramatique, autant la grogne populaire qui suit semble un peu trop appuyée par le voisin Iranien qui cherche déjà à déstabiliser la région depuis longtemps. Ouvrez les yeux avant qu'ils ne soit trop tard...

Les derniers commentaires

  • vdv le 10.08.2020 18:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La vérité est toute le contraire, Israël est derrière

  • curieux le 10.08.2020 17:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi aucun média ne parle du soupçon qui pèse sur Israël sur la rumeur d’un missile à tête nucléaire qui se serait abattu sur ce port ? Comment ce stock a pu rester entreposé tant d’années sans problème ? Et Pourquoi rejeter une enquête internationale ?

    • Réponse le 10.08.2020 20:48 Report dénoncer ce commentaire

      Parce qu'un missile à tête nucléaire, c'est un peu gros comme fake news. Voilà pourquoi personne n'en parle. Ensuite, ce stock est sans doute resté là sans problème parce que des fissures dans le bâtiment n'empêchaient pas les gaz inflammables de s'échapper, ce qui limitait les risques d'explosion. Mais comme elles ont été réparées sans qu'on bouge le stock, il y a eu accumulation de gaz, et puis il n'a plus suffit que d'une cigarette pour que tout pete. Pas besoin d'une tête nucléaire israélienne... Surtout au Liban, c'est quand même un des pays les moins agressifs de la région...

  • Mauvaise tournure le 10.08.2020 16:27 Report dénoncer ce commentaire

    Je ne connais pas ce gouvernement, je n'habite pas au Liban, ni à Beyrouth, heureusement pour moi. Mais qu'on me dise... Pourquoi ce serait la faute du dit gouvernement si ce nitrate d’ammonium était là? Le port de Beyrouth était géré par la GEPB, pas par le premier ministre... Autant cette explosion est dramatique, autant la grogne populaire qui suit semble un peu trop appuyée par le voisin Iranien qui cherche déjà à déstabiliser la région depuis longtemps. Ouvrez les yeux avant qu'ils ne soit trop tard...