Devant un commissariat

22 septembre 2014 08:00; Act: 22.09.2014 12:57 Print

Un Tibétain s'immole par le feu en Chine

Un Tibétain de 22 ans s'est donné la mort la semaine dernière dans la province du Gansu, après s'être mis le feu, ont rapporté lundi la radio américaine Radio Free Asia (RFA) et l'ONG Free Tibet.

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La vague d'immolations de Tibétains en Chine a fait environ 130 morts (moines, nonnes ou laïcs) depuis les premières recensées en 2009. (photo: AFP)

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Âgé de 22 ans, Lhamo Tashi, s'est immolé en plein jour mercredi dernier devant le poste de police Hezuo (Tsoe en tibétain), une bourgade du Gansu où il poursuivait ses études, selon RFA et l'ONG. «Il l'a fait pour la liberté du Tibet», a dit à RFA, un Tibétain de Hezuo, sous couvert de l'anonymat. La dépouille du jeune homme a été saisie par la police et incinérée. Ses cendres ont été remises à sa famille le surlendemain, selon ces sources.

La vague d'immolations de Tibétains en Chine, qui a fait environ 130 morts (moines, nonnes ou laïcs) depuis les premières recensées en 2009, s'était arrêtée le 15 avril dernier, jour où un Tibétain de 32 ans, Thinley Namgal, s'était donné la mort au Sichuan (sud-ouest), dans la préfecture autonome tibétaine de Kardze. Ces gestes de désespoir sont considérés comme des gestes de protestation contre la mainmise des autorités communistes chinoises sur la culture et les ressources du Tibet.

Principale autorité religieuse tibétaine, le dalaï-lama, en exil depuis 1959, est resté prudent sur la question des immolations, contraires selon lui à la non-violence du bouddhisme si elles sont motivées par la colère, mais respectables si elles sont inspirées par la compassion. La Région autonome du Tibet est fermée à la presse étrangère basée à Pékin et d'accès restreint et très contrôlé pour les autres visiteurs depuis les émeutes antichinoises de Lhassa, de mars 2008.

(L'essentiel/AFP)