Indonésie

13 décembre 2019 10:35; Act: 13.12.2019 11:01 Print

Un tigre de Sumatra tue un fermier

Un fauve a attaqué un agriculteur dans une plantation de café. L'homme est décédé. Pour les spécialistes, la destruction de l'habitat naturel du félin par l'homme est responsable.

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Un tigre de Sumatra a tué un agriculteur indonésien, a annoncé vendredi la police, ce qui porte à trois le nombre de personnes tuées en moins d'un mois par cette espèce en danger critique d'extinction. La victime, âgée de 55 ans, a été attaquée jeudi par le félin dans une plantation de café située dans la province de Sumatra du Sud. Une personne qui accompagnait le fermier a vainement crié pour le prévenir de l'approche du prédateur, ont expliqué les autorités.

«Tout à coup, le tigre s'est jeté sur la victime», a expliqué vendredi Ferry Harahap, responsable local de la police. Ce décès intervient une semaine après l'attaque, non loin de là, d'un autre fermier dans les environs de Pagaralam. Le mois dernier, des tigres avaient déchiqueté à mort un agriculteur et grièvement blessé deux touristes indonésiens, au cours de deux incidents distincts qui se sont déroulés dans la même province.

«C'est aux gens de se tenir à l'écart»

Activités humaines excessives

Le responsable de l'agence locale de conservation de l'espèce, Martialis Puspito, a pointé du doigt les activités humaines excessives, responsables, selon lui, de la destruction de l'habitat naturel des tigres. «Nous ne pouvons pas chasser les tigres car la jungle est leur habitat donc c'est aux gens de se tenir à l'écart», a-t-il rappelé. Les incidents entre animaux et humains sont fréquents dans cet archipel d'Asie du Sud-Est.

C'est le cas en particulier dans les zones où des forêts sont détruites pour faire place à des plantations de palmiers à huile, réduisant ainsi l'habitat naturel des animaux se retrouvant confrontés à des humains. Le tigre de Sumatra est en danger critique d'extinction, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui estime le nombre de spécimens vivant toujours dans la nature à moins de 400.

(L'essentiel/afp)