Cour suprême des Etats-Unis

14 septembre 2018 20:15; Act: 14.09.2018 20:21 Print

Un vieux dossier apparaît sur le candidat de Trump

À une semaine du vote sur sa confirmation par le Sénat, le candidat à la Cour suprême des États-Unis Brett Kavanaugh est accusé d'agression sexuelle.

Le candidat à la Cour suprême Brett Kavanaugh conteste les accusations à son égard.

Sur ce sujet

Brett Kavanaugh, candidat de Donald Trump à la Cour suprême, a vivement contesté les informations selon lesquelles il aurait tenté d'agresser sexuellement une jeune fille lorsqu'il était au lycée, il y a plus de 30 ans. À une semaine du vote sur sa confirmation par le Sénat, qui fait l'objet d'un féroce combat politique, l'élue démocrate Dianne Feinstein a annoncé jeudi avoir transmis au FBI des «informations» sur le juge.

Selon le New Yorker, une femme, qui a demandé à ne pas être nommée, a pris contact avec des élus démocrates en juillet. Elle affirme qu'au début des années 1980, lorsque Brett Kavanaugh était au lycée à Bethesda, dans la proche banlieue de Washington, il aurait tenté de l'agresser sexuellement lors d'une soirée en la maintenant de force au sol. Cette femme, qui dit avoir finalement réussi à se libérer de son étreinte, affirme que le souvenir de ce moment a été une source de détresse pour elle et précise avoir eu recours à un psychologue pour y faire face.

Contestation

«Je conteste de manière catégorique et sans équivoque cette allégation», a répondu le candidat à la Cour suprême, aujourd'hui âgé de 53 ans. «Je n'ai pas fait cela, que ce soit au lycée ou à n'importe quel autre moment», a-t-il ajouté, cité par l'hebdomadaire. La Maison Blanche a de son côté dénoncé une opération de la dernière chance pour retarder la confirmation du juge Kavanaugh. Ce dernier a été choisi par M. Trump sur une liste adoubée par des associations conservatrices, mais c'est au Sénat qu'il revient de valider sa nomination à vie.

Si, comme c'est probable, le Sénat avance rapidement, le juge Kavanaugh pourrait prendre ses fonctions à temps pour la reprise des audiences à la Cour suprême le 1er octobre.

(L'essentiel/afp)