Manifestations pro-démocratie

15 novembre 2019 12:55; Act: 15.11.2019 14:34 Print

Une ministre de Hong Kong agressée à Londres

Une ministre en visite à Londres a été prise à partie, alors que les manifestants pro-démocratie continuent de défiler à Hong Kong.

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La crise hongkongaise s'étend jusqu'à Londres. La ministre de la Justice, Teresa Cheng, a été insultée et bousculée dans une rue londonienne.

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Des milliers de manifestants pro-démocratie ont défilé vendredi, à Hong Kong, en dépit d'une mise en garde du président chinois Xi Jinping, alors que la crise s'est propagée jusqu'à Londres, où une ministre hongkongaise a été prise à partie. Pékin a vivement réagi vendredi, à cette agression commise la veille au soir par des manifestants masqués, accusant par ailleurs de nouveau l'ex-puissance coloniale britannique de «jeter de l'huile sur le feu» à Hong Kong.

À Hong Kong, des protestataires vêtus de noir ont de leur côté continué vendredi, d'occuper plusieurs campus, tandis que le casse-tête s'est répété pour le cinquième jour d'affilée pour les employés qui devaient aller au travail, ce qui est mission quasi impossible dans cette ville, si les routes sont bloquées et les transports en commun à l'arrêt.

La région semi-autonome vit depuis cinq mois sa pire crise politique depuis sa rétrocession en 1997, avec des manifestations et actions quasi quotidiennes. Mais la mobilisation est montée d'un cran, lundi, avec le début d'une opération continue de blocage de la mégapole de très grande ampleur.

«Agression barbare»

Jeudi soir, la contestation s'est déportée à des milliers de kilomètres de la région semi-autonome quand des manifestants ont violemment pris à partie, à Londres, la ministre hongkongaise de la Justice, Teresa Cheng, qui est même tombée à terre.

La cheffe de l'exécutif hongkongais, Carrie Lam, a condamné vendredi une «agression barbare» tandis que le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang, montait aussi au créneau. «Nous exigeons du Royaume-Uni qu'il enquête immédiatement sur les faits, fasse le maximum pour en arrêter les auteurs, les défère à la justice et garantisse la sécurité et la dignité de tous les fonctionnaires chinois», a-t-il dit devant la presse.

Réitérant des accusations déjà lancées, il a poursuivi: «Depuis un certain temps, certains responsables politiques britanniques mélangent le vrai et le faux, occultent les actes violents et illégaux concernant Hong Kong et ont des contacts directs avec des émeutiers antichinois». «Si la Grande-Bretagne ne change pas de comportement, si elle continue à jeter de l'huile sur le feu, à semer la discorde et à inciter au désordre, elle attirera la foudre sur elle-même», a-t-il averti.

(L'essentiel/afp)