Vol MH 370

28 mars 2014 07:18; Act: 28.03.2014 10:14 Print

Une «nouvelle piste» relance les recherches

Les opérations de recherche du Boeing 777, disparu depuis le 8 mars, ont été déplacées vendredi, de plus de 1 000 kilomètres au nord-est de la zone scrutée jusqu'ici.

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L'avion, qui volait à une vitesse plus élevée que celle estimée jusqu'à maintenant, serait tombé à court de carburant plus tôt dans l'océan Indien. Après la suspension des opérations jeudi pour cause de mauvais temps, dix avions faisaient route vers une zone située à 1 100 km au nord-est de celle qu'ils survolaient depuis une semaine, à 2 500 km des côtes australiennes. La nouvelle zone de recherche s'étend sur 319 000 km², à environ 1 850 km à l'ouest de Perth.

«Les nouvelles informations dont nous disposons se fondent sur l'analyse continue des données radar entre la mer de Chine méridionale et le détroit de Malacca», a indiqué l'agence australienne de sécurité maritime (AMSA) qui coordonne les recherches. Le samedi 8 mars, le vol MH370 est parti de Kuala Lumpur à 0h41 (17h41 vendredi au Luxembourg) à destination de Pékin. Pour une raison inconnue, l'avion a dévié de son plan de vol peu après son décollage et fait cap à l'ouest, passant au-dessus de la Malaisie péninsulaire, vers le détroit de Malacca. Les radars civils et militaires l'ont perdu à ce moment-là.

Analyse de la trajectoire potentielle de l'avion

On sait néanmoins, grâce aux satellites, qu'il a continué à voler pendant plusieurs heures vers le sud, dans l'océan Indien, probablement jusqu'à épuisement de ses réserves de carburant. La Malaisie a officiellement annoncé le 25 mars que le vol MH370 avait «fini dans le sud de l'océan Indien» sans cependant qu'aucun élément matériel n'ait depuis confirmé ce scénario. Selon l'AMSA, les nouvelles informations «indiquent que l'avion volait plus vite que ce qui avait été estimé, ce qui implique une consommation plus importante de carburant et une réduction de la distance possible parcourue par l'avion vers le sud dans l'océan Indien».

Les analyses des données radars ont été fournies par l'équipe d'enquête internationale constituée en Malaisie. «Il s'agit de la piste la plus crédible concernant la localisation possible des débris», affirme l'agence australienne de sécurité des transports. Elle «souligne que la trajectoire potentielle de l'avion est susceptible d'être encore affinée au gré des analyses réalisées par l'équipe d'enquête internationale». Elle précise que l'Australie allait repositionner ses satellites en conséquence.

Les boîtes noires émettent un signal pendant une trentaine de jours

Depuis la disparition du vol MH370 avec 239 personnes à bord, dont 153 Chinois et quatre Français, des centaines de débris ont été détectés par satellite dans le sud de l'océan Indien. Ces deux derniers jours, la Thaïlande et le Japon ont annoncé avoir repéré au total plus de 300 objets flottants dont les plus grands mesuraient 15 mètres. D'après un officiel cité par l'agence japonaise Jiji, ces objets appartiennent «très probablement» à l'appareil. Aucun débris n'a toutefois encore été récupéré par les navires croisant dans la zone. Il est donc impossible de les attribuer formellement au Boeing. Il semble cependant très plausible que ces pièces aient dérivé depuis le point d'impact de l'avion, le trafic maritime étant réduit dans le sud de l'océan Indien, avec peu de déchets.

Bientôt trois semaines après la disparition de l'avion, chaque jour compte dans les efforts entrepris pour récupérer les boîtes noires qui émettent théoriquement des signaux de détresse pendant une trentaine de jours. Parmi les diverses pistes explorées pour expliquer la perte du Boeing, celle d'un acte désespéré du pilote concentre l'attention d'une partie des enquêteurs qui cherchent à comprendre pourquoi deux systèmes cruciaux de communication de l'avion avec le sol (les ACARS et le transpondeur) ont été coupés à quelques minutes d'intervalle. Les autorités malaisiennes ont ainsi confié au FBI un simulateur de vol saisi au domicile du pilote pour analyses. Celles-ci devraient être prêtes «d'ici un jour ou deux», a annoncé mercredi la police fédérale américaine.

(L'essentiel/ats)