Russie

29 septembre 2018 17:37; Act: 29.09.2018 17:41 Print

Une photo d'un Sentsov très affaibli diffusée

Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, en grève de la faim depuis plus de quatre mois dans une prison russe, a été hospitalisé vendredi. Une photo de lui a été publiée samedi.

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Arrêté en Crimée après l'annexion de la péninsule par la Russie en 2014, Oleg Sentsov a été condamné à 20 ans de détention pour «terrorisme» et «trafic d'armes» à l'issue d'un procès qualifié de «stalinien» par Amnesty International.

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Les services pénitentiaires russes ont diffusé samedi une photographie du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, hospitalisé la veille et encore amaigri au 139e jour de sa grève de la faim dans un camp où il purge une peine de 20 ans de prison pour «terrorisme». La photographie montre un médecin en blouse blanche auscultant Oleg Sentsov torse nu dans un cabinet médical. Le cinéaste de 42 ans, qui mesure 1,90 mètre, y apparaît encore affaibli, amaigri et vieilli.

Une précédente photo, réalisée sur le lieu de détention d'Oleg Sentsov, avait été diffusée le 9 août. Elle le montrait debout, en uniforme de détenu, déjà très amaigri. Oleg Sentsov, opposé à l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, a été transporté vendredi à l'hôpital municipal de Labytnangui en Iamalie, au delà du cercle polaire, pour des «examens supplémentaires et des consultations de spécialistes», selon les services pénitentiaires.

«Prêt à mourir»

Le «traitement» d'Oleg Sentsov, qui reçoit des compléments alimentaires qui le maintiennent en vie, sera corrigé en fonction des résultats de ces examens, selon la même source. Qualifié de «kamikaze ukrainien» par son avocat, qui le dit «prêt à mourir», M. Sentsov a entamé une grève de la faim le 14 mai pour exiger la libération de tous les «prisonniers politiques» ukrainiens détenus en Russie.

Arrêté en Crimée après l'annexion de la péninsule par la Russie en 2014, Oleg Sentsov a été condamné à 20 ans de détention pour «terrorisme» et «trafic d'armes» à l'issue d'un procès qualifié de «stalinien» par Amnesty International et dénoncé par Kiev, l'Union européenne et les États-Unis.

Dans une lettre publiée vendredi et transmise aux autorités ukrainiennes, le représentant du Kremlin pour les droits de l'Homme, Mikhaïl Fedotov, assure que le réalisateur se trouve «sous surveillance médicale 24 heures sur 24» et confirme qu'il reçoit des compléments alimentaires. Son état y est qualifié de «stable sans évolution négative» et sans menace pour sa vie.

(L'essentiel)