Missile nord-coréen

15 septembre 2017 15:15; Act: 15.09.2017 16:43 Print

Une «réponse mondiale» à un tir «imprudent»

Pyongyang a répliqué au dernier train de sanctions de l'ONU en tirant un missile au-dessus du Japon. L'OTAN réagit. Même la Chine condamne.

Sur ce sujet

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a réclamé vendredi «une réponse mondiale», après le tir d'un nouveau missile balistique par la Corée du Nord, qu'il a qualifié de «violation imprudente des résolutions de l'ONU».

«Le tir d'un missile par la Corée du Nord est une nouvelle violation imprudente des résolutions de l'ONU» qui interdisent à Pyongyang tout développement d'armes balistiques et nucléaires, a écrit Jens Stoltenberg sur Twitter. Cette «menace majeure contre la paix et la sécurité internationale demande une réponse mondiale», a-t-il ajouté sur le réseau social.

Réaction de la Chine

Même la Chine, principal allié de Pyongyang, a condamné vendredi le dernier tir de missile nord-coréen qui a survolé le Japon et appelé l'ensemble des parties à la retenue.

Pékin «s'oppose à la violation, par la Corée du Nord, des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et à son recours à la technologie de missiles balistiques pour des tirs», a déclaré devant la presse la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, tout en estimant que «les parties en présence doivent faire preuve de retenue».

La Russie condamne

La Russie «condamne fermement» le dernier tir «provocateur» de la Corée du Nord, a déclaré vendredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. «La Russie est très préoccupée par ce nouveau tir provocateur», a indiqué aux journalistes Dmitri Peskov, ajoutant que la Russie «condamnait fermement» ces actes qui mènent à une «escalade des tensions» dans la péninsule coréenne.

Quant à l'Union européenne, elle dénonce une «nouvelle provocation scandaleuse». La chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, estime que le tir va «accélérer encore davantage» l'adoption de nouvelles sanctions européennes, sur lesquelles l'UE continue à travailler. Dès ce vendredi, l'UE a mis à jour sa «liste noire» en y ajoutant une personnalité et trois entités sanctionnées par l'ONU lundi, à savoir «le Département de la propagande et de l'agitation, la Commission militaire centrale du Parti des travailleurs de Corée et le Département de l'organisation et de l'orientation».

(L'essentiel/nxp/afp)