À Londres

15 octobre 2018 07:19; Act: 15.10.2018 13:06 Print

Vers la fin de l'isolement pour Julian Assange

Le gouvernement équatorien va partiellement rétablir les communications de Julian Assange, dans son ambassade londonienne, où le fondateur de WikiLeaks est réfugié depuis 2012.

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Un manifestant devant l'ambassade d'Équateur à Londres, où est réfugié Julian Assange, le 30 juillet 2018.

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Le gouvernement équatorien a décidé de rétablir partiellement les communications de Julian Assange, qui vit réfugié dans son ambassade londonienne depuis 2012, a annoncé dimanche WikiLeaks. «L'Équateur a déclaré au directeur de la publication de WikiLeaks, Julian Assange, qu'il allait mettre fin au régime d'isolation qui lui était imposé, suite à la rencontre vendredi entre deux hauts responsables de l'ONU et le président équatorien Lenin Moreno», a révélé WikiLeaks, dans un communiqué.

Selon le site Internet, cette rencontre a réuni, autour de Lenin Moreno, le Haut-Commissaire des Nations unies pour les Réfugiés, Filippo Grandi, et le rapporteur spécial sur la protection du droit à la liberté d'expression, David Kaye. Le rédacteur en chef de WikiLeaks, Kristinn Hrafnsson, a qualifié cette décision de «positive», tout en jugeant «extrêmement préoccupant que la liberté d'expression (de Julian Assange) soit encore limitée». Quito avait annoncé en mars avoir coupé «les systèmes» de communication «avec l'extérieur» de l'Australien, estimant qu'il avait manqué à son «engagement écrit de ne pas publier des messages constituant une ingérence dans la relation (de l'Équateur) avec d'autres États». Selon WikiLeaks, Quito avait «installé trois brouilleurs dans l'ambassade pour empêcher M.Assange de communiquer, en utilisant des téléphones mobiles ou Internet».

Accusations de viol

Cette décision était survenue après une série de tweets postés par M. Assange dans lesquels il dénonçait notamment l'arrestation de l'ex-président catalan et leader indépendantiste, Carles Puigdemont, ou les sanctions prises par Londres à l'encontre de la Russie dans l'affaire Skripal. «L'Équateur a informé M. Assange que le gouvernement avait l'intention de poursuivre la politique de M. Moreno, consistant à restreindre l'expression de ses opinions», a néanmoins précisé WikiLeaks. Julien Assange, 47 ans, avait trouvé asile en juin 2012 dans l'ambassade d'Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède, où il était recherché depuis fin 2010, pour des accusations de viol et d'agression sexuelle qu'il nie.

L'Équateur était alors présidé par Rafael Correa, figure de la gauche sud-américaine, qui avait nargué Washington en accordant sa protection au fondateur de WikiLeaks. En cas d'arrestation, Julian Assange craint d'être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • taz red le 15.10.2018 10:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ils sont des lenceurs d'alerte .

  • Cr15 le 15.10.2018 16:09 Report dénoncer ce commentaire

    Quand les lanceurs d'alertes deviennent des criminels au statuts d'apres guerre de collabo/ennemi.... la democratie vire a la dictature la plus sombre....qui sous couvert de securite legitime encore plus la privation de liberte et des droits elementaires donnes aux citoyens.

  • Bopa le 16.10.2018 08:30 Report dénoncer ce commentaire

    L'acharnement contre Julian Assange qui a révélé certaines pratiques des USA montre des similitudes avec ce que la propagande UE/US pointe du doigt chez Poutine. Ce qui mal chez l'un et donc acceptable chez l'autre ?

Les derniers commentaires

  • Bopa le 16.10.2018 08:30 Report dénoncer ce commentaire

    L'acharnement contre Julian Assange qui a révélé certaines pratiques des USA montre des similitudes avec ce que la propagande UE/US pointe du doigt chez Poutine. Ce qui mal chez l'un et donc acceptable chez l'autre ?

  • Cr15 le 15.10.2018 16:09 Report dénoncer ce commentaire

    Quand les lanceurs d'alertes deviennent des criminels au statuts d'apres guerre de collabo/ennemi.... la democratie vire a la dictature la plus sombre....qui sous couvert de securite legitime encore plus la privation de liberte et des droits elementaires donnes aux citoyens.

  • taz red le 15.10.2018 10:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ils sont des lenceurs d'alerte .

  • NialaV le 15.10.2018 09:05 Report dénoncer ce commentaire

    Libérez Assange