Nigeria

28 septembre 2021 08:25; Act: 28.09.2021 12:01 Print

Vingt pêcheurs tués dans une frappe aérienne

Le raid aérien mené par l’armée nigériane visait un camp jihadiste du nord-est du pays aux abords du lac Tchad.

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Les abords du Lac Tchad au Nigeria sont le théâtre d’affrontement entre djihadistes et militaires. Ici, une cérémonie, suite à une attaque sur un convoi militaire, samedi. (photo: AFP)

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Une vingtaine de pêcheurs au moins ont été tués dans un raid aérien de l’armée nigériane, visant un camp djihadiste dans le nord-est du pays, ont rapporté lundi, à l’AFP, des habitants et des sources militaires.

Un avion de chasse a bombardé, dimanche matin, Kwatar Daban Masara, un village bordant le lac Tchad, aux confins du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun, un bastion du groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). Kwatar Daban Masara, sur la rive du lac, est une «porte vers les camps de l’Iswap sur plusieurs îles», explique Labo Sani, un pêcheur du village, qui raconte avoir été témoin de la frappe, dimanche, à 6h du matin.

Le groupe jihadiste a récemment levé l’interdiction des pêcheurs sur ce territoire, les autorisant à exercer leur activité dans les eaux du lac contre une taxe, ramenant une population de pêcheurs qui avaient quitté la région.

«Une attaque préventive»

«Tout pêcheur qui se rend dans cette zone le fait à ses risques et périls, car c’est un territoire ennemi et il n’y a aucun moyen de les distinguer des terroristes», explique un membre des services de renseignements. «D’après nos informations, le bilan est bien plus élevé que 20 morts», ajoute-t-il, assurant que la frappe aérienne était fondée sur «l’information crédible» d’un rassemblement de combattants de l’Iswap, dans le village depuis mercredi.

La surveillance aérienne et les rapports de terrain indiquaient qu’ils se rassemblaient, laissant penser qu’ils préparaient une attaque, ajoute cette source.

«C’était une attaque préventive pour détruire tous les projets que les terroristes préparaient», assure une source militaire. «On ne s’attend pas à ce qu’un civil innocent soit à cet endroit et quiconque s’y trouve fait certainement partie des terroristes», poursuit-elle. Une frappe aérienne de l’armée nigériane sur un village de l’État voisin de Yobe avait déjà tué neuf civils, le 16 septembre.

(L'essentiel/AFP)