Syrie

27 février 2020 07:48; Act: 27.02.2020 10:05 Print

Visées par des raids, les écoles restent fermées

Les écoles de la ville d'Idleb et ses environs sont fermées, après des bombardements lors d'une offensive du régime.

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Des ONG internationales évoquent pour leur part le chiffre de dix établissements touchés. (Image d'illustration)

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L'administration locale dans le Nord-Ouest syrien a annoncé mercredi, la suspension des cours dans les écoles de la ville d'Idleb et ses environs. La veille, des bombardements avaient touché plusieurs établissements dans cette région cible d'une offensive du régime.

Mardi, quatre écoles ont été frappées par les bombardements sur la province d'Idleb, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Des ONG internationales, notamment Save the Children ou l'agence de l'ONU pour l'enfance (Unicef), évoquent pour leur part le chiffre de dix établissements touchés.

20 civils tués mardi

Appuyé par son allié russe, le régime poursuit depuis décembre une offensive contre l'ultime grand bastion jihadiste et rebelle du nord-ouest syrien, poussant à la fuite des centaines de milliers de personnes. «En raison des mauvaises conditions sécuritaires, les cours sont suspendus jusqu'à la fin de la semaine dans toutes les écoles de la ville d'Idleb», mais aussi dans les districts Sud et Est de la province, a annoncé dans un communiqué, la Direction de l'éducation.

Vingt civils ont été tués mardi dans les raids aériens et les tirs d'artillerie du régime sur la ville d'Idleb et d'autres localités, selon l'OSDH. Parmi les victimes figurent trois enseignants et une élève tués dans un bombardement sur une école, d'après la même source. Une école touchée dans la localité de Maaret Misrine avait été transformée en centre d'accueil pour des déplacés, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

«Crime de guerre»

L'Unicef a assuré mercredi dans un communiqué qu'avec les violences dans le Nord-Ouest, près de 280 000 enfants «ont vu s'interrompre leur éducation» tandis qu'au moins «180 écoles dans le secteur ne sont plus opérationnelles parce qu'elles ont été endommagées, détruites ou accueillent des familles déplacées».

L'Unicef «condamne fermement le meurtre et la mutilation d'enfants. Les écoles et autres institutions éducatives sont un sanctuaire pour les enfants», déplore l'agence, qui appelle toutes les parties du conflit à «stopper les attaques contre les installations civiles». «Les écoles devraient être des lieux sûrs pour l'apprentissage et les jeux des enfants, même dans une zone de conflit», a déploré de son côté Amnesty International. Cibler ces établissements «constitue un crime de guerre», rappelle l'organisation basée à Londres.

(L'essentiel/afp)