En Syrie

09 avril 2018 07:33; Act: 09.04.2018 13:57 Print

Washington dément une frappe contre el-​​Assad

Des missiles ont frappé tôt lundi un aéroport militaire syrien, faisant des morts. Les États-Unis ont démenti leur implication.

storybild

L'armée de Bachar el-Assad aurait procédé à une nouvelle attaque chimique. (photo: AFP)

Sur ce sujet

«Plusieurs missiles ont frappé l'aéroport de Tayfur», a rapporté l'agence officielle syrienne SANA, affirmant «qu'une attaque américaine est soupçonnée» avant de retirer toute référence aux États-Unis. Le Pentagone a aussitôt réagi en assurant que ses forces armées «ne mènent pas de frappes aériennes en Syrie».

L'origine de l'attaque restait indéterminée lundi à 04h30 GMT (5h30 au Luxembourg). Les États-Unis, mais aussi la France, avaient brandi ces dernières semaines la menace de frappes en Syrie en cas d'attaque chimique.

Samedi, un groupe rebelle et des secouristes dans la ville insurgée de Douma ont dénoncé une attaque chimique présumée ayant fait des dizaines de morts, provoquant un raz-de-marée de condamnations internationales.

«Dangereux»

Peu auparavant, Donald Trump et Emmanuel Macron s'étaient entretenus au téléphone, selon des communiqué de l'Elysée, puis la Maison Blanche. Ils ont «fermement condamné les attaques chimiques le 7 avril contre la population de Douma» selon la présidence française, qui n'a pas cité explicitement le gouvernement syrien.

Le pouvoir de Bachar al-Assad a nié toute responsabilité pour l'attaque présumée à Douma, ultime poche rebelle dans la Ghouta orientale aux portes de la capitale Damas. Il y a un an, le président américain avait fait bombarder en avril 2017 une base du régime en représailles à une attaque au gaz sarin, qui avait tué trois jours plus tôt plus de 80 civils à Khan Cheikhoun (nord-ouest).

Quant au Kremlin, il a estimé lundi qu'il serait «dangereux» de tirer des conclusions avant la tenue d'une enquête sur l'attaque chimique présumée. «Il n'y a pour l'instant eu aucune enquête à ce sujet. Sans vérification, sans enquête, tirer des conclusions ne serait pas correct», a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. «Sans information, ce serait dangereux».

(L'essentiel/afp)