Nucléaire

01 février 2019 15:12; Act: 01.02.2019 15:25 Print

Trump se retire d'un accord de la guerre froide

Les États-Unis ont annoncé vendredi leur prochain retrait d'un traité crucial sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) avec la Russie.

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La Russie dément ces accusations «sans fondement», accusant en retour Washington de violer le traité. (photo: AFP/Alexey Nikolsky)

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«Demain les États-Unis vont suspendre leurs obligations dans le cadre du traité INF et lancer le processus de retrait», qui «sera achevé dans six mois à moins que la Russie respecte ses obligations en détruisant tous ses missiles, lanceurs et équipements qui violent le texte», a déclaré le président Donald Trump, dans un communiqué. Ils soutiennent que les russes violeraient cet accord, conclu lors de la guerre froide. Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a assuré que Washington était néanmoins «prêt» à continuer de discuter avec la Russie «au sujet du désarmement».

Avant même la décision du gouvernement Trump, qui était attendue, la Russie a mis en garde les États-Unis contre un retrait «extrêmement irresponsable», jugeant le traité «nécessaire» notamment à «la sécurité européenne». En octobre, Donald Trump avait une première fois indiqué son intention de se retirer du traité INF, signé entre l'URSS et Washington en 1987 et qui abolit l'usage des missiles terrestres d'une portée de 500 à 5 500 km, au motif que Moscou ne le respectait pas.

Une situation figée

Début décembre, depuis Bruxelles et avec le soutien de l'OTAN, Mike Pompeo avait donné à la Russie 60 jours, jusqu'au 2 février, pour démanteler ses nouveaux missiles de longue portée violant le traité aux yeux des Américains et de le l'Alliance atlantique. Faute de quoi, il avait menacé de lancer la procédure de retrait, qui s'étend sur six mois.

La Russie dément ces accusations «sans fondement», accusant en retour Washington de violer le traité. Malgré de nombreuses discussions entre les deux puissances adversaires ces deux derniers mois, tous les acteurs s'accordaient encore cette semaine à dire qu'aucun «progrès» n'avait été possible.

(L'essentiel/afp)