Jeune combattant de Daesh

19 octobre 2021 14:05; Act: 20.10.2021 09:00 Print

Younes Abaaoud avait des esclaves yézidies

Présenté par l'État islamique comme un de ses jeunes combattants, Younes Abaaoud n'avait que treize ans lorsqu'il a quitté Bruxelles pour la Syrie. Des femmes yézidies étaient ses esclaves.

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Younes Abaaoud est un des très jeunes visages connus de l'État islamique.

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On le dit mort depuis janvier 2018 et pourtant, son jeune visage incarne encore aujourd'hui de funestes souvenirs liés à ces jihadistes européens partis gonfler les rangs de l'État islamique. Younès Abaaoud, petit frère d'Abdelhamid, soupçonné d'avoir organisé les attentats de Paris en 2015, refait la une de l'actualité, ce mardi 19 octobre 2021, dans les pages du journal Le Soir.

Présenté par le califat comme «son plus jeune combattant», Younès Abaaoud est arrivé en Syrie, en 2014, à l'âge de treize ans. Ce très jeune Bruxellois d'origine serait ensuite mort quatre ans plus tard, à l'âge de 17 ans, dans des circonstances qui n'ont jamais été précisées.

«Pour le plaisir de changer»

Le quotidien belge «Le Soir» précise aujourd'hui qu'il était bel et bien membre du bataillon de son grand frère Abdelhamid dans la région de Deir-Ezzor, dans l'est de la Syrie. Malgré son jeune âge, l'adolescent a même eu plusieurs esclaves yézidies sous ses ordres. Les Yésidies, communauté de l'Iran antique, ont été particulièrement persécutés par l'État islamique. Des femmes vierges étaient vendues aux soldats du califat, avant d'être assassinées, décapitées ou encore torturées.

«Il (Younès Abaaoud) a vendu Sonia pour le plaisir de changer», raconte Eyna, 22 ans, yézidie enlevée en 2014, dans les pages du Soir. «Il a changé trois fois comme ça. Il a échangé Sonia, il l'a vendue, il a ramené une autre. Puis il l'a vendue et il a récupéré une fille qui s'appelait Randa».

(fl/L'essentiel )