Cinéma luxembourgeois

25 janvier 2011 15:19; Act: 26.01.2011 17:35 Print

«Massacre pour une orgie» est une «référence»

LUXEMBOURG - Le premier long métrage-fiction luxembourgeois à figurer dans la filmographie internationale est un film… érotique.

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«L'amour, oui! Mais» est le premier film érotique 100% luxembourgeois, tourné au Grand Duché.

«Les premiers longs-métrages-fictions sortis sous la bannière luxembourgeoise sont des films érotiques de cette époque», explique Paul Lesch, historien du cinéma, qui animera samedi une ciné-discussion sur ce thème au Centre national de l’audiovisuel (CNA).

«La législation en France était trop sévère et les cinéastes venaient faire produire leurs films ici, au Luxembourg, où la loi était plus souple». Le premier film du genre, «Massacre pour une orgie» (1964) est l’œuvre d’un réalisateur et scénariste français, Jean-Pierre Bastid, qui se faisait appeler Jean-Loup Grosdard (en référence à Jean-Luc Godard). C’est un film érotique de gangsters «qui a bien marché et a eu un succès d’estime», affirme Paul Lesch. Il a été projeté deux fois au Luxembourg.

Un film 100% luxembourgeois

Si ce film, tout comme «Mon nom est Sam» et «Salut les copines» sont d’abord des films français, ils ont inspiré un Luxembourgeois, Philippe Schneider qui a réalisé et interprété «L’amour oui! Mais» (1970). L’histoire d’un patron d’hôtel qui aime espionner les couples dans les chambres qu’ils louent. Il est présenté par son auteur, à l’époque, comme le «premier et seul long métrage entièrement tourné au Luxembourg».

La mode de l’érotisme passant et la législation française s’assouplissant, les films estampillés Luxembourg ont disparu des écrans.

(MC/L'essentiel Online)

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