États-Unis

19 juillet 2012 12:13; Act: 19.07.2012 12:39 Print

«Je ne suis pas un raciste ni un meurtrier»

Dans sa première interview télévisée d’importance depuis la mort de Trayvon Martin, George Zimmerman a raconté qu’il ne regrettait rien.

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«Je crois que c’était le plan de Dieu», a expliqué George Zimmerman, au sujet du meurtre de Trayvon Martin lors d'un entretien télévisé diffusé par Fox News mercredi.

Revenant sur le déroulement de la fameuse nuit du 26 février, où il a abattu le jeune homme de 17 ans, George Zimmerman a à nouveau plaidé pour la légitime défense. Selon lui, Trayvon Martin l’aurait agressé, le frappant au point de lui casser le nez, alors qu’il était en train de sortir de son véhicule: «Il s'est mis à cogner ma tête contre le bitume. J’étais désorienté», a raconté l'ancien agent de surveillance bénévole, ajoutant qu’il avait commencé à craindre pour sa vie à ce moment-là. Selon lui, Martin lui aurait dit qu’il allait «mourir ce soir».

George Zimmerman raconte qu’il a alors appelé au secours: «Dès qu’il m'a cassé le nez, j’ai commencé à crier». Selon le vigile, la couleur de peau de son interlocuteur n’a jamais compté: «Je ne suis pas un raciste et je ne suis pas un meurtrier», a-t-il plaidé.

La vidéo de l'interview:

Accusé d'agression sexuelle

Toutefois, à la fin de l’interview, l'ancien vigile de quartier bénévole se dit «désolé» pour les parents de sa victime: «Je ne peux pas m’imaginer ce que cela doit être pour eux. Je prie pour eux tous les jours». «Nous devons prier un Dieu différent», a répliqué le père du jeune de 17 ans, Tracy Martin, interrogé par Associated Press après la diffusion de l'entretien. «En aucune façon, mon Dieu n’aurait voulu que George Zimmerman tue mon fils».

Interrogé sur les allégations d’agression sexuelle dont une femme l’a récemment accusé, George Zimmerman a laissé son avocat se charger d’indiquer qu’il n’y aurait aucun commentaire sur cette information. George Zimmerman avait tué par balle Trayvon Martin, un adolescent noir de 17 ans, le 26 février à Sanford (centre de la Floride), alors qu'il effectuait une ronde de surveillance dans son quartier. L'affaire avait ému l'Amérique et notamment la communauté noire. Il bénéficie actuellement d'une liberté sous caution.

(L'essentiel Online/leo)