SORTIE DE LA GRèCE DE L'EURO

16 juin 2012 11:37; Act: 16.06.2012 12:20 Print

Juncker redoute un «effet dévastateur»

Le Premier ministre du Luxembourg a estimé qu'une sortie de la Grèce de l'euro et de l'UE aurait un «effet dévastateur», dans une interview publiée ce samedi dans un quotidien autrichien.

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À la veille d'une élection cruciale en Grèce, Juncker s'inquiète... (photo: AFP)

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«Indépendamment des conséquences économiques et sociales pour la Grèce seule, (un retrait d'Athènes de l'UE) serait un préjudice pour la zone euro et pour la cohésion de la zone euro», a mis en garde M. Juncker à la veille d'une élection cruciale en Grèce. «Il faut empêcher cela. Cela aurait un effet dévastateur. Les Grecs doivent en être conscients», a poursuivi le président de l'Eurogroupe dans une interview publiée ce samedi par le quotidien autrichien Kurier.

Les Grecs se rendent aux urnes dimanche pour des élections législatives et pourraient porter au pouvoir la gauche radicale, opposée aux mesures d'austérité impopulaires imposées par Bruxelles. «Si la gauche radicale l'emporte... les conséquences sur l'union monétaire sont imprévisibles», a-t-il déclaré, soulignant que l'UE devait discuter avec le nouveau gouvernement grec, quel qu'il soit.

«Cela doit être clair pour les Grecs. On ne peut pas négocier sur le contenu du programme d'austérité pour la Grèce», a rappelé M. Juncker, qui a cependant évoqué jeudi une possible prolongation des délais pour la mise en œuvre des mesures d'austérité. Le président de l'Eurogroupe a précisé qu'il serait dimanche en contact téléphonique avec le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi et le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn, mais qu'une position officielle ne sera donnée que lundi.

(L'essentiel Online/AFP)